05/04/2014

MONTER les marches des cabanes

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29/04/2013

Guinéens expulsés de Belgique par la force

Expulsion collective vers la Guinée et le Sénégal : 24/04

Les dernières paroles des expulsés :

« Nous ne sommes pas du bétail »

« Un jour l’Europe en paiera le prix »

« Arrêtez d’abord de nous imposer ce capitalisme »

« Nous sommes tous des humains »

« Et notre dignité, même ça n’est pas respecté »

« Trente expulsés ce jour et 50 nouvelles demandes d’asile de Guinéens cette semaine ! »

  Depuis plusieurs semaines, des Guinéens et des Sénégalais étaient emprisonnés dans les centres fermés belges. De nombreux témoignages nous sont parvenus pendant cette période d’enfermement, aussi bien des personnes concernées que de co-détenus très inquièts.

Ce n’était pas bien difficile de voir que quelque chose était en train de se préparer : des transferts, des mouvements de solidarité, une concentration de nationalités, des arrestations systématiques à l’OE etc…..

Des appels successifs nous parvenaient de tous les centres depuis 2 semaines, rapportant des situations et des actes désespérés :

05/04

« C’est un complot contre nous organisé par le gouvernement guinéen et l’Office des Étrangers en Belgique”

“Sans papiers ou avec papiers: tous des humains”

«Comprends pas tous ces transferts! Il doit y avoir une raison! »

12 /04 :

Les participants à la marche des migrants avec ET sans papiers avaient déjà lancé l’alerte lors de leur marche à travers le pays.

http://marchebelgique.wordpress.com/appel-a-la-solidarite...

15/04

« Un homme d’origine guinéenne au centre de Vottem a tenté de se pendre. Il avait pris toutes les précautions pour réussir son acte : il avait voilé la caméra et choisi un moment où personne n’était là. Un codétenu est passé par là par hasard et a pu le sauver de justesse »

 

« Au centre de Bruges, un détenu est enfermé depuis une semaine et est dans un état psychologique extrêmement altéré. Il a été arrêté à l’aéroport de Charleroi en revenant de Grèce où il a passé 4 ans. Ses codétenus essaient de faire au mieux pour l’entourer.«

 

Face à cette situation, beaucoup se sont inquiétés et ont essayé d’alerter les ONG concernés. Peu  ont répondu exprimant un doute sur l’information, et demandant d’abord une confirmation de cette information !

 

Les prisonniers concernés étaient désespérés et fâchés de ne pas être entendus. Il s’agissait d’un appel collectif de détresse que peu ont voulu entendre.

 

16/04 :

Une grève de la faim est entamée  par 18 personnes au centre fermé 127bis:

« C’est notre seul moyen de lutter »

«”Sans papiers ou avec papiers: tous des humains”

« Nous avons besoin de l’extérieur pour continuer notre lutte »

21/04 :

La communauté guinéenne de Bruxelles manifeste devant le centre fermé 127 bis pour protester contre cette discrimination, contre les centres fermés et les expulsions en général. La tension était sensible à l’intérieur du centre et la police a demandé à plusieurs reprises de rester calme de peur de destructions à l’intérieur .

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article1127

21, 22 et 23 avril :

Progressivement, des Guinéens et Sénégalais sont amenés les 21, 22 et 23 avril des différents centres fermés belges vers le centre fermé de Steenokkerzeel et le Caricole. Ce sont les co-détenus qui ont compris que « là c’est pas du normal », que ceci ne sera pas une « simple expulsion »

 «  Plusieurs fourgonnettes amènent des dizaines de détenus des différents centres vers le 127 bis afin de prévoir leur expulsion à partir de l’aéroport militaire de Melsbroeck » rapportent des prisonniers.

Les transferts sont parfois des plus violents :

Témoignage reçu :

Un Guinéen à Vottem refusait son transfert : une infirmière lui a fait une  piqûre, il a été menotté, scotché sur une chaise roulante, on lui a mis un casque sur la tête, et il a été amené au centre fermé le Caricole. Il a été mis au cachot jusqu’au moment de son expulsion. Le témoin direct de cette violence a aussi été expulsé et nous n’avons pas de nouvelles de lui.

24/04 : jour J :

Le soir du 23/04, veille de l’expulsion collective, toute la zone autour du centre fermé Caricole et 127 bis était quadrillée par la police d’après certaines informations reçues.

Le lendemain, mercredi 24/04 «  une énorme caravane militaire » dit un témoin enfermé, est arrivée au centre fermé avec plusieurs bus et une quinzaine de voitures de police.

« Ils venaient sous haute sécurité prendre ces candidats à l’exil pour les renvoyer vers l’Afrique. »

 Ils  seront mis de force dans un « vol groupé » à 10 heures ce mercredi  à l’aéroport de Melsbroek afin de les déporter menottés, ligotés et escortés chacun par trois ou quatre policiers.

Une bonne dizaine d’entre eux n’ont pas pris le vol car « plus de place » et ramené dans leur centre fermé respectif.

Un détenu dans le centre fermé a voulu s’interposer au moment où les gardiens sont venus chercher les affaires d’un ami qui devait être expulsé : il a eu droit au cachot pendant 24 heures.

Tout a été minuté, organisé, épluché pour éviter tout mouvement, toute réaction de contestation avec la répression nécessaire qui accompagne ces procédés “comme si ils faisaient la guerre contre nous!”

Différents témoignages fusent sur la manière dont la police s’est comportée :

« Coups et violences au moment des transferts »

« Violence au moment de l’embarquement, il y a des blessés »

« On a été attaché aux sièges et nous sommes restés menotés pendant tout le voyage »

Un autre témoignage:

http://www.africaguinee.com/index.php?monAction=detailNew...

La majorité des gréviste de la faim ont été expulsés. Les autres sont désespérés et ont arrêté leur grève.

« Découragé, deviens fou, n’arrive pas à tenir le coup »

Il reste encore une dizaine de Guinéens et Sénégalais au centre fermé 127 bis , et sans doute d’autres dans les autres centres fermés:

Au 127 bis, l’un d’eux est révolté, un autre est « débordé » et ne sait plus que faire, un troisième est en isolement depuis plusieurs jours vu une grave altération  de sa santé. Ses co-détenus sont très inquièts et demandent de l’aide.

Certains déportés leur ont donné des nouvelles et ont retrouvé leur famille, pour d’autres ils restent sans aucunes nouvelles. Ce qu’ils trouvent des plus inquiétant.

Et les explications de Monsieur Freddy Roosemont, directeur de l’Office des Étrangers :

http://www.mediaguinee.net/images/rub40/calb7342b jpg.jpg

« La problématique des Guinéens demandeurs d’asile en Belgique demeure une préoccupation pour le gouvernement guinéen et le gouvernement belge, ainsi que pour l’Organisation internationale pour la migration, avait déclaré au début du mois à Conakry le directeur général de l’Office belge des étrangers , Freddy Roosemont.

En 2013, pour les trois premiers mois, l’office a enregistré 442 demandes d’asile pour la Guinée contre 444 demandes pour le compte de l’Afghanistan.

Selon Freddy Roosemont, cette forte demande des Guinéens pour l’asile en Belgique s’explique par le rôle des réseaux clandestins de trafics qui encouragent “les gens à se lancer dans des situations illégales de demandeurs d’asile”.”

15:41 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2013

Marche de solidarité avec ET sans papiers - 2013

En avril, ‘La Marche de solidarité avec ET sans papiers’ sillonnera la Belgique durant deux semaines.
Son objectif: poser les bases d’un nouveau mouvement national.
Avec ou sans papiers, nous traverserons le pays, à pied et en train.
Nous voulons nous rencontrer afin d'initier un contre-mouvement à l’actuelle politique migratoire,
qui exclut et criminalise de plus en plus les migrants ainsi que les personnes solidaires.
Des rencontres/débats, des actions de mobilisation ainsi que d’autres activités
plus festives seront au programme.
http://marchebelgique.wordpress.com

Samedi 16 MARS 2013 / Zaterdag 16 maart 2013
SOIRÉE DE SOUTIEN / BENEFIET AVOND

Pour la marche de solidarité avec ET sans papiers/ Voor de solidariteitsmars met en zonder papieren

au 123 rue ROYALE, 1000 Bruxelles/ in 123, koningstraat 1000 Brussel

Entrée: prix libre en soutien à la Marche / Ingang: vrije bijdrage om de mars te steunen

Programme / Programma :
19h : Table d’hôte/ Volkskeuken
20h : Présentation de la Marche/ Voorstelling van de Mars
21h : HYDRA (Oriental rap)/ HYDRA (orientaalse rap)
22h30 : L’âme buccale (Hip-hop)
23h30 : DJ’s Rebel Up Soundclash www.rebelup.org
+ DJ Pinchado (Argentine) tropical mix experimental et classique
/ experimenteel en klassiek http://soundcloud.com/djpinchado/

Événement Soirée / Benefietavond : http://www.facebook.com/events/496503603719914/?ref=2


 

Comment nous soutenir ?

BE23 377 0333443 91 code BIC: BBRUBEBB – avec la mention « Soutien marche »
  • Tout soutien matériel est le bienvenu également !
Sac de couchage, matelas, chaussures de marches, couvertures, petit matériel de soins d’urgences, nourritures non périssables (conserves, pates…) peuvent être déposés pendant la soirée au 123 rue royale ou au 41 rue Tenbosch 1050 Bruxelles
Tous les lundis de 17h à 19h et les dimanches (pour les autres jours merci de téléphoner avant) – 0489857468 ou 0485974041
D’autres points de stockage seront mis en place dans les autres villes. 
  • Si vous voulez marcher ou participer à l’organisation,
envoyez un mail à marchebelgique(a)riseup.net. Nous nous organisons en groupes de travail (logistique, médias, mobilisation, juridique…), n’hésitez pas à nous rejoindre ! Plus d’infos sur le site http://marchebelgique.wordpress.com

N'hésitez pas à nous contacter : marchebelgique@riseup.net


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Solidariteitsmars, van Mensen met EN zonder papieren

In april trekt 'de solidariteitsmars van mensen met EN zonder papieren' twee weken lang door België. Haar doel: de basis leggen van een nieuwe nationale beweging. Of we nu papieren hebben of niet, we trekken gezamenlijk doorheen het land, te voet en met de trein. Om stilaan (weer) een tegenbeweging te vormen tegen het huidig migratiebeleid, dat steeds meer migranten en zij die solidair met hen zijn, uitsluit en criminaliseert.
Op het programma staan ontmoetingen/debatten, mobiliseringsacties en ook feestelijke activiteiten georganiseerd.
http://marchebelgique.wordpress.com
  • Indien je wil deelnemen aan de mars of de organisatie ervan,
stuur dan een mail naar marchebelgique(a)riseup.net. We organiseren ons in werkgroepen (logistiek, media, mobilisatie, juridisch…). Aarzel zeker niet je bij ons te vervoegen ! Meer informatie kan je terugvinden op de website http://marchebelgique.wordpress.com
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L'UDEP (union de défense des personnes sans papiers), soutient et vous invite à rejoindre cette marche.

10:49 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/12/2012

ZAD - RésisteR à l’aveniR pRoBaBle dans le pRésent

ManiFestiZAD les 4, 5 et 6 Janvier 2013

Manifestation Festive en soutien à la la ZAD les 4/5/6 janvier 2013

Une baffe pour tout les Ayrault, Vinci et autres aménageurs de nos vies : Prenez ZAD dans la gueule !!

Stands d’information sur les luttes, ateliers sur l’Autonomie, espace de Réduction Des Risques... Scène Concerts sous chapiteau (chauffé), scène Tekno, scène Reggae, Chill-Outs... Jeux, Expositions, Théâtre, Art de rue, Jonglage, Graffiti, Pyrotechnie, Performances...

Entrée et bouffe à Prix Libre... Parce que la Lutte n’a pas de prix !! Les fonds récoltés serviront à financer la lutte contre l’Ayrault-port de Vinci et son monde. Vous pouvez aussi apporter des dons en nature.

Une liste est disponible sur zad.nadir.org

contact : festizad @ riseup.net

Que notre volonté soit fête !

Pendant 3 jours, nous proposons d’exprimer de manière festive notre rage contre toutes celles et ceux qui décident de nos futurs loin de nous. Contre toutes celles et ceux qui, pour leurs seuls intérêts personnels, sont prêts à foutre en l’air des milliers d’hectares de notre héritage le plus précieux. Le monde de l’aéroport est un monde de guerres, de pauvreté et de misère, d’aliénation des populations et de destruction de l’environnement. Un monde d’ennui, un monde de mort ! Si justement, il y a un mal contre lequel la Fête Libre est souveraine, c’est bien l’ennui. Dans sa forme mentale, policière, policée, forcée ou consommée, peu importe. La Fête Libre et la Lutte Radicale s’entremêlent en un flot de créativité qui répand les germes de la subversion. La Fête Libre c’est la vie. Et la vie ce n’est pas cet aéroport !

Alors jetons notre vote, pas un simple bout de papier, mais toute notre influence. Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité. Ce n’est du reste plus une minorité, mais elle devient irrésistible quand elle la bloque de tout son poids. La Victoire sera pour celles et ceux qui auront su faire le désordre sans l’aimer.

Nous résistons à l’avenir probable dans le présent, car nous faisons le pari que ce présent offre encore matière à Résistance, qu’il est peuplé de pratiques encore vivantes même si aucune n’a échappé au parasitage généralisé qui les implique toutes.

 Aux réactionnaires qui veulent que l’histoire fasse machine arrière, à tous les soumis, indécis, suppôts de la tradition, aux apologues de la masse, à tous les serviles qui se complaisent dans les lambris ministériels, opposons notre entêtement : votre aéroport ne se fera pas et votre vieux monde, nous le briserons !

Scène Concert (25kw sous chapiteau chauffé) :

  • Anonyme(s) (rap)
  • Chas Gourlen (punk)
  • Battucada (Percus)
  • Beer Beer Orchestra (Ska Punk)
  • Buffet Froid (chanson)
  • Cabadzi (hip-hop)
  • Emma Pills [Les Vieilles Salopes] (punk)
  • H.k (soul)
  • HK et les Saltimbanks (rap)
  • Hop Hop Hop Crew (jazz manouche)
  • Jabul Gorba (balkan punk)
  • Jah Gaia (reggae)
  • Jeny (chanson)
  • Kabal (rap)
  • Kenny Arkana (rap)
  • Koleweize (Percus)
  • La Parisienne Libérée (chanson)
  • La Jonction (rap)
  • Massacror’s (punk)
  • Mc Metis (Hip-Hop)
  • On y pense... [Le Pied de la Pompe + Guizmo/Tryo + Zeitoun/LaRueKetanou + Alee] (chanson)
  • Pogomarto (punk)
  • Premiere Ligne [Bboykonsian] (rap)
  • Prince Ringard (punk)
  • RPZ (rap)
  • Unite Mau Mau (rap)
  • ZEP (hip-hop)
  • Zikabilo (cubano-tzigane)

plus d’info sur zad.nadir.org

Cette Zone d’Autonomie Festive est née d’individu-es librement associées, se reconnaissant dans les principes suivants :

  • Une opposition radicale au capitalisme et aux schémas de culture de masse imposés par les média majoritaires, modes entrainants une attitude de consommation contraire aux principes de partage et de participation active. Les cultures présentées, et par extension leurs espaces et modes d’expression, ne doivent souffrir d’aucune restriction. Elles sont la démonstration de la possibilité d’agir et de créer librement et de manière autonome au sein de nos sociétés conformées.
  • Un rejet très clair du féodalisme, de l’impérialisme, du racisme, du sexisme et de toutes formes et systèmes de domination et de discrimination. Nous reconnaissons la dignité entière de tous les êtres humains et prônons le respect de la diversité des modes de vie
  • Une attitude de Confrontation Festive Directe, puisque nous ne pensons pas que le " lobbying " ou la " collaboration de classe " puissent avoir un impact majeur sur des gouvernements et organisations à tel point démagogues et antidémocratiques, pour lesquels le capital et leur maintien au pouvoir sont les seuls facteurs réels déterminants leur politique.
  • Un appel à l’Action Directe Créative et à la Révolte Festive mettant en avant des formes de Résistance Solidaire qui maximisent le respect pour la vie et pour les droits des peuples ou individu-es opprimés, ainsi que la construction d’alternatives locales au capitalisme mondial.
  • Une philosophie organisationnelle fondée sur la Décentralisation et l’Autogestion.

Notre but est la participation immédiate à une abondance passionnelle de la vie, à travers le changement de moments périssables délibérément aménagés. La réussite de ces moments ne peut être que leur effet passager. Nous envisageons l’activité culturelle, du point de vue de la totalité, comme construction expérimentale de la vie quotidienne. Il s’agit de produire nous-mêmes, et non des choses qui nous asservissent. Notre identité est l’Autogestion, la mobilisation infinie notre force, la danse et la musique l’expression de notre indéfectible Liberté.

Pour nous contacter : festizad @ riseup.net

Affiches et flyers : http://demo.ovh.com/fr/cb34174ae043aec70a7b1b4edc1736b1/

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22/12/2012

Cabarets de village par la compagnie Amarante et Théâtre du N-ombrîle

POUR le Théâtre PopUlaire 

La compagnie Amarante

Implantée en Cévennes, aux alentours du Vigan, dans le Gard. Elle a été fondée en 2007, suite à la rencontre de différents comédien(ne)s sortis de la même formation : l’Ecole Internationale
de Théâtre Lassaad
, à Bruxelles. Ils se rassemblent autour de la
pédagogie de Jacques Lecoq, qui se base essentiellement sur
le théâtre dit « de mouvement ».
 

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La compagnie se développe dans l’esprit d’un théâtre populaire,
en défendant la qualité et l’exigence artistique à la portée de tous
.

Elle vise différents publics en créant des spectacles pour les adultes,
mais aussi pour le jeune public jusqu’aux tout petits. A travers différents styles et des mises en scène contrastées, on retrouve cependant toujours cette « patte » du corps en mouvement, avec des techniques de jeu variées :
cinéma muet, pantomime, mime, danse, chant, marionnette mais aussi destextes forts et poétiques, qui nous questionnent ou nous démangent !

Tous nos spectacles sont joués en intérieur comme en extérieurCar la compagnie se sent exister dans le monde et les valeurs du théâtre itinérant, celui qui se joue partout, de la rue à la salle des fêtes en passant par les salles de théâtre ou les chapiteaux ; de la ville à la campagne …
Partout où il y a un public à rencontrer, à chavirer, à capter et à découvrir !

Dans cette démarche, la compagnie anime aussi des ateliers et des stagesavant et après les spectacles, ainsi que des moments de débats ou encore met en place des « cabarets de village » là où l’envie s’en fait sentir …

http://www.compagnie-amarante.com/


________________________

Théâtre du N-ombrîle

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Fondé en 1995, le Théâtre du N-ombrîle s’inspire de la longue tradition du théâtre d’ombres (Karagözle chat noirle théâtre indonésien) en y ajoutant une bonne dose d’humour absurde et de surréalisme.
Il fait intervenir aussi dans ses spectales de la danse , du chant, de la musique, du mime….

Grâces à des costumes, des accessoires, des maquillages, des décors soigneusement élaborés, il agrandit l’espace scénique au-delà du castelet habituel.
Il plonge ainsi entièrement le spectateur dans une atmosphère particulière.
Chacun des spectacles l’entraîne à une exploration d’un nouvel univers, à travers tous les genres, les lieux les époques, les styles; de la Chine antique au cœur de Londres, du vieux film policier au tréfonds de la jungle africaine…

Nous pensons que l’art de la marionnette n’est pas destiné uniquement aux enfants, mais qu’il s’adresse à un public beaucoup plus vaste, sans limites d’âge, où petits et grands y trouvent leur compte.

http://www.theatredunombrile.be/

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15/12/2012

Stage d’initiation Clown à Bruxelles 2013

Invitation à

un Stage d’initiation Clown

«  la bêtise comme outil de liberté. »

Le nez, le plus petit masque du monde, qui protège et révèle. Les 12 et 13 janvier 2013

Parce qu’il permet de sortir du personnage social et de faire apparaître au grand jour, touchantes et drôles, nos failles que, d’habitude, nous avons tendance à cacher, le clown est un outil de liberté.

Il explore l’humanité de chacun, il nous permet de vivre l’authenticité des émotions dans un cadre magnifique : la dérision. Nous découvrirons le clown incongru, sensible, naïf, critique, cruel, destructeur, … tout est possible !

C’est une technique de jeu qui oblige l’audace, l’écoute, l’observation de soi, des autres et du monde. Elle invite, en pratiquant la dérision, à tirer parti de nos faiblesses et à en faire une arme redoutable.

Ces deux jours sont conçus pour permettre une approche concrète de « l’état clown », une découverte de ce moyen d’exploration émotionnel. Il n’est vraiment pas nécessaire d’être comédien, il faut juste avoir un réel désir d’être sur scène.

Le stage aura lieu Au bouillon kube à St Gilles. Les samedi et dimanche 12 et 13 janvier 2013 De 10 à 13h et de 15 à 18h. La salle sera disponible durant la pause. Un travail d’observation sera proposé.

La participation aux frais est de 80€ par personne Elle comprend l’assurance, le local, l’animation. Ce stage sera mené par Carlos Bustamante, comédien, pédagogue, animateur d’ateliers d’expression créatrice. (C.V. sur demande). Contact : Carlos Bustamante   carlos7bustamante (att) yahoo.fr  tel : 0=4=7=8  54 71 24

Invitation à un atelier de

Recherches et Expérimentations

Je, tu, nous, vous sommes en recherche sur, avec, autour, dans, par, pour le Clown ? 

Bruxelles, 15 et 16 janvier 2013

Le clown sur scène existe quand il y a public.

L’idée est de réunir 6 à 10 personnes désireuses d’un terrain d’expérimentation… et d’expérimenter. Cette invitation s’adresse à des personnes qui sont en recherche, ont une expérience du clown et désirent nourrir leur travail individuel par un travail collectif.

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09/11/2012

TRAVAILLEURS AVEC OU SANS PAPIERS, SOLIDARITE

FORD GENK

Des milliers d'emplois sont menacés par la logique du profit et de la compétitivité. L'UDEP interpellée par ses militants travailleurs sans papiers, tient à réagir et à se joindre aux actions de solidarité syndicale organisées ce mois de novembre.

L'UDEP rappelle que de nombreux travailleurs sans papiers sont employés indirectement du secteur automobile en Belgique, ces travailleurs sans papiers, et donc sans droits, sont particulièrement présents dans la sous traitance autour des sites, et parfois sur les sites mêmes.

Seule une syndicalisation et une régularisation de leur situation administrative permettra d'arrêter la mise en concurrence de ces travailleurs avec les travailleurs belges. Cela passera par la solidarité entre les travailleurs et non par leur division.

L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

TRAVAILLEURS AVEC OU SANS PAPIERS, SOLIDARITE -


DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2012 – 12h

ZONDAG 11 NOVEMBER 2012 – 12u


Environ 10 000 travailleurs de Ford Genk et de leurs fournisseurs se retrouvent sans travail alors car la direction ne se satisfait plus de 5% de bénéfices, mais plutôt de 15%...

 

Ford Genk, une société où des milliers de travailleurs ont donné le meilleur de eux-mêmes pendant 50 ans, où les actionnaires ont fait du profit grâce aux efforts des travailleurs, et où ces mêmes travailleurs sont maintenant mis à la rue... C’est inacceptable !!!

 

Venez soutenir les travailleurs de Ford Genk !

·        2 cars partiront à 10h précises de la Place Rouppe, Bxl.

·        2 autres cars partiront à 10h précises du parking de l’usine AUDI (sur inscription auprès de Jean-Paul Sellekaerts – Jpsellekaerts@mwb-abvv.be)

·         http://www.abvv.be/web/guest/actions-nl/-/action/1059125/...

______________


JOURNEE D’ACTION EUROPEENNE

– POUR UNE EUROPE AXÉE SUR L’HOMME –

MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012 - SCHUMAN, BXL – 12h

Dans toute l’Europe les gens luttent contre les mesures antisociales.

Les syndicats européens organisent une journée internationale d'action pour une économie et une société humaine, sociale et écologique !

 

·         Mardi 13 nov – Atelier Jeunes «slogans et pancartes» pour l’action de 14 nov – rue suède 45, 1060 St Gilles - tout le monde est le bienvenu entre 15-19h !!

·         Mer 14 nov – 9h - départ des jeunes – rue suède 45, 1060 Bxl

·         Mer 14 nov – 10h – manif à l’ambass Allemagne - Rue J. de Lalaing 8, 1040 BXl

·         et : grève des chéminots, grèves CGSP, grèves d’étudiants, blocages aux auditoria, blocages aux entreprises

·         en Europe: grèves et actions massives dans beaucoup de pays

 

plus d’info: http://www.etuc.org/a/10439

https://www.facebook.com/events/431489503578522/ 

http://www.avanti4.be/actualite/article/appel-a-la-greve#.UJUl1FsmUX4



TRAVAILLEURS AVEC OU SANS PAPIERS, SOLIDARITE - UDEP

11:55 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/08/2012

EN APOYO A JULIAN ASSANGE Rassemblement ce dimanche 26 août 13H00 Bruxelles EN SOUTIEN À JULIAN ASSANGE

version française plus bas 

EN APOYO A JULIAN ASSANGE

POR LA SOBERANÍA DE LOS PUEBLOS

 

Gran movilización este domingo 26 de agosto 

frente a la embajada Britanica en Schuman

a partir de las 13.00

(La direccion de la embajada es :10 Avenue d'Auderghem, 1040 Bruselas -rond point Schuman)

 

Con coraje, y en nombre de la libertad de expresión y de la verdad, este valiente demócrata creó « WikiLeaks », portal donde publicó miles de documentos confidenciales de los paises imperialistas. El periodista y activista, se atrevió a denunciar los planes maquiavélicos de los que se creén dueños del mundo, y contribuir así a la liberación de los pueblos, la libertad de expresión, la democracia popular,...

 

Por haber ido en contra de sus intenciones  sórdidas, hoy, se encuentra perseguido por hechos que no cometió. Se le inventaron un absurdo juicio por violación en Suecia, con el fin de bloquear su proyecto de denuncia.

 

De momento, se encuentra en la Embajada ecuatoriana en Ingleterra, ya que el Presidente Rafael Correa le acordó el asilo en su país. Ahora Inglaterra se niega a darle el salvoconducto, necesario para transaladarlo a Ecuador, y amenaza de asaltar la Embajada para secuestrarlo. Su extradicion hacia Suecia podría significar su extradición posterior hacia Estados-Unidos, donde tendría que responder de la acusación de espionaje y arriesgar una pena de muerte.

 

El sábado 18, el Presidente del Ecuador, recibió el apoyo de los países miembros del Alba en una cumbre de urgencia, siendo rechazadas las amenazas del gobierno inglés "Porque violan los principios de soberania y la integridad territorial de las naciones". Por ahora, los países firmantes privilegian el diálogo y la negociación  para llegar a una solución pacífica.

 

Llamamos a manifestar este domingo para defender la libertad de expresión y la democracia contra el intervencionismo.

Expresemos nuestra solidaridad con el gobierno ecuatoriano.

y con el periodista perseguido, Julian Assange!

 

 Contact : 0486/03.95.57

Julian assange liberté d'expression wikileaks libertad.png

EN SOUTIEN À JULIAN ASSANGE

ET POUR LA SOUVERAINETÉ DES PEUPLES

 

Rassemblement ce dimanche 26 août 

à 13H00 à Schuman
en face de l'ambassade de Grande-Bretagne

 

En soutien à Julian Assange, journaliste activiste, qui a osé dénoncer les plans machiavéliques de ceux qui se croient les maîtres du monde,et contribuer ainsi à notre liberté à tous !

 

Avec courage, et au nom de la liberté d’expression et de la vérité, ce courageux journaliste révolutionnaire créa « WikiLeaks », site sur lequel furent publiés des milliers de documents confidentiels de grandes puissances.

Pour avoir été à l’encontre de leurs intentions sordides, aujourd’hui, il se trouve poursuivi pour des faits qu’il n’a pas commis. Un absurde procès pour viol en Suède a été monté de toute pièce, afin de mettre sous silence une vérité que l'on voudrait nous caher pour mieux nous dominer. Voilà le crime commis par Assange,


Actuellement, il se trouve à l’Ambassade équatorienne en Angleterre, le Président Rafael Correa lui ayant offert l’asile. L’Angleterre refuse de lui octroyer le sauf-conduit nécessaire pour le transférer en Équateur, et menace de prendre d’assaut l’ambassade pour enlever Julian Assange. Son extradition vers la Suède pourra être suivie d’une extradition vers les États-Unis, où il devrait répondre de crimes d'espionnages et risquer ainsi la peine de mort.

Samedi 18 août, le Président de l’Équateur a reçu le soutien des pays membres de l’ALBA lors d’un sommet convoqué d’urgence à Guayaquil. Tous refusent de se plier aux menaces du gouvernement britannique, « parce qu’elles violent les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale des nations ». Pour le moment, ils privilégient la voie du dialogue et de la négociation en vue d’arriver à une solution pacifique. Tous les pays de l'ALBA et de nombreux autres ont apporté leur soutien à R. Correa.

Ce dimanche, préparons-nous à défendre notre liberté d’expression et nos démocraties, soutenons la position juste et courageuse prise par les gouvernements latino-américains.


LA SOUVERAINETÉ DES PEUPLES ET LA LIBERTÉ D'OPINION

SONT DES DROITS INALIÉNABLES ! 

 

Contact : 0486/03.95.57

Adresse de l'Ambassade : 10 Avenue d'Auderghem, 1040 Bruxelles - rond point Schuman

23:12 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/06/2012

LA DEMOCRATIE au pays des souris.

Le pays des souris ou comment être électeur ne garanti pas d’être citoyen .

Salut, voici une petite vidéo où Thomas C.Douglas expliquait en 1944 avec humour et beaucoup de lucidité comment fonctionne la démocratie.

« Mouseland » un court métrage d’animation qui explique de façon ludique la différence entre un électeur et un citoyen.


Ce film est réalisé à partir d’un célèbre discours de Thomas C. Douglas, socialiste canadien, ancien premier ministre du Saskatchewan, connu pour être le père de l’assurance maladie universelle au Canada.
 
Venant de http://electionslouvainlaneuve.over-blog.com/

13:21 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le groupe de musique jeune le plus cool, le plus sexy, le plus engagé, le plus funk, le plus groove, le plus dansant, ...

LA BALEINE - ROCKmantisme slamé, REGGAExistentiel, JAZZocial, RAPpolitique...

*** Trompette, batterie afro-jazzy, vieille basse roots, guitare polyglotte, et violon irishAchich. La Baleine est un groupe de chanson francophone métissée. Textes engagés, enragés, sur des musiques variées, rythmées, endiablées ! C'est sur http://www.myspace.com/labaleine1348
Handicap International

La Baleine | Myspace Music Videos

__________________________________________

 

L'Histoire gênante enseignée par les historiens éteints...

Les Dossiers de l'Histoire : Henri Guillemin est né le 19 mars 1903 à Mâcon. Il fréquente l'Ecole normale supérieure et obtient une agrégation en lettres en 1932. Professeur dans plusieurs universités françaises, il est contraint de quitter Bordeaux en 1942 pour se réfugier en Suisse. Il s'éteint le 4 mai 1992 à Neuchâtel.


Spécialiste du XIXe siècle, il a été tout à la fois historien, critique littéraire et écrivain prolifique. Il était surtout un iconoclaste en quête de vérité et il a terni quelques mythes avec ses révélations sur Alfred de Vigny et Napoléon. Mais il a aussi souvent réhabilité des méconnus, comme Jean-Jacques Rousseau ou Emile Zola.

Cet intellectuel non-conformiste a parfois dérangé. Par exemple, un de ses livres, L'Affaire Jésus, fait implicitement référence à l'affaire Dreyfus. Henri Guillemin a suscité autant l'admiration que la critique féroce. Il a ainsi été banni des télévisions française et belge. Cet ostracisme a fait le bonheur des téléspectateurs de Suisse romande qui ont pu profiter de ses talents de conteur entre 1958 et 1973.

liège émeutes.jpg

Avec Les Dossiers de l'Histoire, l'historien passionné a dévoilé les coulisses de l'histoire et a tenu en haleine son public. Il a ainsi rendu accessible à un grand nombre des questions historiques de première importance.

Henri Guillemin a aussi fait découvrir aux télespectateurs la biographie de grands auteurs comme Arthur Rimbaud ou Emile Zola et ses émissions font sans nul doute partie de la mémoire collective des téléspectateurs de la TSR.



L’autre avant-guerre (1871-1914)

Index :

http://www.rts.ch/archives/dossiers/3477314-les-dossiers-...

Épisodes :

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436385-l-ordre-moral.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436405-jules-ferry-triomphe.html

COLONIALISME

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histo...

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436341-le-general-boulanger.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436278-montee-du-socialisme.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436321-l-affaire-dreyfus.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436308-defense-republicaine.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436395-la-ruee-de-l-occident.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436288-republique-bourgeoise.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436371-alliances-coloniales.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436351-la-guerre-se-prepare.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436361-jean-jaures.html

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3436331-la-guerre-est-la.html


L’affaire Pétain

Index :

http://www.rts.ch/archives/dossiers/3477797-la-serie-de-l-ete-henri-guillemin-raconte-l-affaire-petain.html

L’énigme Jeanne d’Arc

Index :

http://www.rts.ch/archives/dossiers/3477849-l-enigme-jeanne-d-arc.html


La commune de Paris

index :

http://myblog.skynet.be/admin/posts/les%20historiens%20ét...

13:17 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/05/2012

Un revenu c'est un dû, un emploi c'est un droit, réforme du chômage

CHOMARRE

Murielle.jpg

©Sylvain Piraux – Le Soir

Muriel, 32 ans, chômeuse : « Qu’on arrête de nous culpabiliser »

 

HUGUES DORZEE mardi 29 mai 2012 Le Soir

 

La réforme du chômage se prépare. Objectif : renforcer la dégressivité des allocations de chômage. Mais la colère monte. Témoignage d’une « intello précaire ».

 

C’est une « intello précaire » qui mois après mois s’efforce de « nouer les deux bouts ». Muriel a 32 ans. Elle est licenciée et agrégée en philosophie de l’ULB et séparée de son compagnon depuis plusieurs années. Elle élève en garde alternée deux enfants de 3 et 7 ans. « Je suis passée du couple standard au statut de “famille monoparentale précaire“ » sourit la jeune femme.

Elle est tantôt au chômage, tantôt prof ad interim. « Après mes études, j’ai travaillé comme animatrice, puis j’ai mis au monde mes enfants, avant de cumuler, comme bénévole, des petits boulots dans l’associatif non institutionnel (ciné club, musique, resto social…) », explique Muriel.

Elle n’a jamais travaillé à temps plein. Par nécessité, mais aussi par choix. « Je ne me vois pas 5 jours par semaine dans une classe. J’ai besoin de me nourrir ailleurs, d’être un pied dans d’autres réalités. Cela permet d’alimenter mes cours, d’être plus disponible, plus vigilante, plus en phase avec mon temps. Et puis quand je vois dans quel état on maintient l’enseignement aujourd’hui : les infrastructures qu’on laisse se délabrer, les classes surpeuplées, les profs démotivés… ».


Un statut précaire ? Somme toute. Entre allocation d’insertion (environ 940 euros) et salaire à temps partiel (entre 1200 et 1400 euros), elle doit assumer l’éducation de deux enfants. C’est loin d’être évident « J’ai un loyer de 500 euros. Je n’ai pas de voiture, on fait tout à vélo, en train, en bus, c’est parfois galère. Les vacances, c’est chez les copains. La moindre tuile, il faut gérer. On m’a volé mon appareil photo : impossible là d’en racheter un ».

Alors c’est le règne de la débrouille « Dans mon cas, le chômage partiel me permet d’avoir du temps, de (re)tisser des liens, de créer de la solidarité, d’apporter des petits services à la collectivité. Combien de lieux culturels, de groupes musicaux ou d’associations existent grâce aux chômeurs ? On l’oublie ! Il est grand temps qu’on arrête de nous culpabiliser et qu’on revalorise aussi le travail non salarié ».

La réforme annoncée des allocations de chômage ? Elle n’y pense pas trop. « Pour l’instant ». Et pourtant si celle-ci se confirme, elle aura 3 ans pour décrocher un travail, au risque de perdre une partie importante de ses revenus. « Il me reste à épouser un riche entrepreneur, sourit-elle. Avant d’ajouter, plus sérieusement : « Soit je dégote un poste de prof de moral ou de philo, mais c’est loin d’être évident. Mais où ? Pourquoi faire ? Soit je me réoriente, mais çà ne s’improvise pas ! Travailler à temps plein et courir comme une folle ? Je n’en vois pas le sens ni l’intérêt. Et quand je vois le monde du travail comme il tourne : stress, flexibilité, productivité, etc ».


Pour l’heure, Muriel tente de garder le cap. Elle élève ses petiots, file un coup de main dans un resto social, compte sur un interim comme enseignante en… janvier 2013 : « Un remplacement, 17 heures par semaine, dans 9 mois donc… ». Et la jeune philosophe de s’interroger sur « les réels profiteurs qui en ce temps de crise vivent sur les intérêts des impôts non perçus de leurs sociétés » ; sur « les pauvres qu’on accuse alors que c’est le système qui prend l’eau ».

Mais Muriel ne se plaint pas et savoure sa chance d’avoir un diplôme, des amis, des enfants, un tissu social. « De quoi nourrir mon enthousiasme, renforcer mon regard et ma vigilance »

19:21 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/05/2012

EUROPESE MARS VAN MENSEN ZONDER PAPIEREN EN MIGRANTEN VAN 2 JUNI TOT 2 JULI 2012 - ALLEN VAN BRUSSEL NAAR STRAATSBURG - Marche européenne des personnes sans papiers et des migrants, DU 2 JUIN AU 2 JUILLET 2012

 

مجموعة التحالف الدولي للمهاجرين سينظم المسيرة الأوروبية للمهاجرين تحت عنوان"الثورة ضد الظلم".

سينظم التحالف الدولي للمهاجرينالمسيرة الأوروبية للمهاجرين الشرعيين و الغير الشرعيين وذالك من يوم 2 يونيو الى غاية 2 يوليو 2012ببروكسل.

 ALLEN VAN BRUSSEL NAAR STRAATSBURG

BRUXELLES
*Samedi 2 Juin : Soirée de solidarité – à partir de 19h
Salle Byrrh – 4, rue Dieudonnée Lefèvre, 1020 Laeken (Métro Pannenhuis)


*Dimanche 3 Juin : Manifestation – Départ à 14h30
devant l'office des étrangers - 59 ch. D'Anvers, 1000 Bruxelles

*Lundi 4 Juin : Départ de la marche à 10h00 : direction Strasbourg
Réunion ce jeudi à 19h rue des Marcq, 25 à Bruxelles
 
 

De Internationale Coalitie van mensen zonder papieren en migranten (CISPM) roept alle groepen van mensen zonder papieren en migranten, verenigingen, vakbonden, werkers, gepensioneerden, indignés, studenten, sociale bewegingen, politieke partijen en alle burgers op om mee te doen aan de EUROPESE MARS VAN MENSEN ZONDER PAPIEREN EN MIGRANTEN die zal plaatsvinden van 2 juni tot 2 juli 2012. De mars vertrekt in Brussel op 2 juni.

BRUSSEL

Zaterdag 2 Juni:

Solidariteitsfeest – vanaf 19h )- Byrrh-zaal – 4,

Dieudonnée Lefèvrestraat, 1020 Laken (métro Pannenhuis)

Zondag 3 Juni:

Betoging – vertrek om 14h30 aan Dienst

Vreemdelingenzaken – Antwerpsesteensweg 59, 1000 Brussel.

Maandag 4 Juni:

Vertrek van de Mars om 10h

Contacts :+ 32 498 39 93 9 3 cspeurope@gmail.com

Meer info beschikbaar op de blog

مجموعة التحالف الدولي للمهاجرين سينظم المسيرة الأوروبية للمهاجرين تحت عنوان"الثورة ضد الظلم".

سينظم التحالف الدولي للمهاجرينالمسيرة الأوروبية للمهاجرين الشرعيين و الغير الشرعيين وذالك من يوم 2 يونيو الى غاية 2 يوليو 2012ببروكسل.

(CISPM التحالف الدولي للمهاجرين) يدعو جميع التنسيقيات من الجمعيات والنقابات، وكذالك الحركات الاجتماعية والأحزاب السياسية وجميعالمواطنين من العمال و المتقاعدين ، والطلاب، و كذالك من لا يتوفرون على وثائقالاقامةمن المهاجرين.

تدعوهم جميعاللانضمام و المشاركة في المسيرةالأوروبية للمهاجرين غير المسجلين في المسيرة من اجل تسجيلهم في الرحلة الاوروبية

في الفترة من 2 يونيو الى غاية 2 يوليو 2012.

وذلك حسب البرنامج الموضوع له اسفله

بروكسيل

* السبت 2 يونيو: أمسية للتضامن ابتداء من الساعة 19 مساء وذالك بالعنوان التالي

Salle Byrrhe – 4, rue Dieudonné Lefèvre

, 1020 Laeken

(Métro Pannenhuis)

* الأحد 3 يونيو الحدث: مظاهرة سلمية ومرخصة للتضامن ابتداء من الساعة 14 والنصف وذالك امام مقر مكتب الهجرة الكائن بالعنوان التالي

L'office des étrangers - 59 ch. D'Anvers, 1000. Bruxelles

* الاثنين 4 يونيو: مسيرة سلمية وفنية ابتداء من الساعة 10 صباحا

(للحصول على مزيد من المعلومات المرجو مراجعة blog ).

المسيرة الأوروبية تهدف إلى جلب أكبر عدد من المهاجرين الشرعيين و الغير الشرعيين بدول الأعضاء في الاتحاد الاوروبي الموقعة على اتفاقيات "شين غن".

والمسيرة ستسير في اتجاه البرلمان الأوروبي الثاني المتواجد "بستراسبورغ" .

و كذالك من أجل المطالبة بحرية التنقل وحق الاستيطان بدول الاتحاد للمهاجرين ، وتسوية اوضاعهم القانونية لجميعهم و خاصة الغير الحاملين للوثائق الاقامة، من اجل صيانة حقوق جميع المهاجرين، وحمايتهم واحترامطالبي اللجوء منهم وضمان حقوقهم، من اجل المواطنة و الإقامة،وتطبيق معاهدة روما / الغجر، إلخ ...

ان الأزمة الاقتصادية والاجتماعية تؤثر بشكل رئيسي ومباشر على السكان الأكثر ضعفا وفقرا من المجتمع والتي تشمل المهاجرين الغير الحاملين للوثائق الاقامة بكل دول الاتحاد

وبسبب التراكمات للمشاكل الاجتماعية استجابة الحكومات لسياسة ما بين التقشف والصرامة في موضوع الهجرة،و الانجراف العنصري والكراهية المتزايدة تجاه للأجانب عبر سياسة التضييق عليهم.

هذه المسيرة الاوروبية والأولى من نوعها موجهة اولا ضد القوانين (الاعتقال الغير القانوني والاحتجاز الغير انساني والطرد التعسفي ) التي تنص على مثل هذه الاجراءات،وقد اعتمد الأوروبيون، منذ إنشاء "فضاء شينغن "مع مؤسسات مثل فرونتكس،

"لمحاربة" مسألة الهجرة. و تطبيق هذه القوانين هي مسالة وحشية على نحو متزايد في كراهية للأجانب والطرد التعسفي في وجهة نظر التحالف الدولي للمهاجرين.

فإن المسيرة التي يعتزم تنظيمها هذا الاخير رعاية للأجانب وهدفها تذكير المسئولين السياسيين على المستوى الأوروبي أن المهاجرين غير حاملي وثائق الاقامة،

تريد تذكيرهم على أنه لا يمكن استغلال أوضاعهم لأغراض انتخابية، حتى لو كانوا في وضعية غير قانونية وغير قادرين منع مثل هذه التجاوزات.

على الاقل تذكير جميع المواطنين الأوروبيين على أنهم في اختلاط وتعايش دائم في الحياة اليومية مع الملايين من الرجال والنساء والأطفال الذين ينتظرون انصافهم وإشراكهم في الحياة المجتمعية من خلال اتخاذ كل ما لديهم من واجبات والتزامات (الضرائب، الخ ...)، على الرغم من حقوقهم المحرومة والمهضومة بسبب أصولهم الاجنبية واختلاف، ألوانهم بشراتهم، أو دينهم أو حتى أوليائهم .

سيكون هدف التحالف الدولي للمهاجرين.من المسيرة الاوروبية. التي رفعوا عنوانا لها "الثورة ضد الظلم" و التمييز العنصري وعدم المساواة التي يعاني منها الأجانب أكثر فأكثر بعنف.

وبالتالي المسيرة الأوروبية للمهاجرين الشرعيين و الغير الشرعيين.

على انها مسيرة تضامن مع عامة شرائح المجتمع غير أنها مناهضة من طرف الذين لم يعد يريدون مجتمعا وستكون المسيرة الأوروبية للمهاجرين العابرة للحدود

يعطي دائما امتيازات أكثر الاغنياء لأولئك الذين يستولون على كل شيء تقريبا،وعكس الفقراء لأولئك الذين لا يملكون شيئا تقريبا.

وستكون المسيرة الأوروبية للمهاجرين العابرة للحدود لانتقال عبر دول الاتحاد من العاصمة "بروكسيل" إلى غاية مدينة "ستراسبورغ" و خطوة في ما بات يعرف "بشين غن" ببعض الدول و وصولا لوكسمبورغ كمواقع البرلمان الاتحاد الاروبي الثلاث ،كرمز في أعقاب ما يسمى باتفاقيات "ّشين غن" التي اعتبرتها مجموعة التحالف الدولي للمهاجرين.

بانها خانت مهمتها في تحرير الشعوب.

الانضمام إلى العمل! من الأهمية بمكان والمشي:

· عقد اجتماع بين أصحاب المصلحة العامة في الكفاح من المهاجرين غير الشرعيين

من بلدان مختلفة (فرنسا، سويسرا، ايطاليا،ألمانيا وربما اكثر!)

* تسليط الضوء على قضية المهاجرين الغير الشرعيين على المستوى الأوروبي

· لتلاحم القوى الجديدة، وبالتالي تعزيز حركة المهاجرين غير الشرعيين

و وضعت مجموعة التحالف الدولي للمهاجرين. من أجل الراغبين في المشاركة والدعم و طلب المعلومات  

0032498399393 Contacts:

cspeurope@gmail.com

و تعلن مجموعة التحالف الدولي للمهاجرين.على ان التبرعات المادية ستخصص للمبيت والنقل والمئونة

للمشاة المشاركين في المسيرة الاوروبية.وتشكر مجموعة التحالف الدولي للمهاجرين المساهمين بالدعم المادي و البشري !

http://sanspapiers.skynetblogs.be/

 

23:38 Écrit par InDignés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2012

Guerre aux indignés du Québec, appel à solidarité


Loi sur les mesures de guerre au « printemps québécois »

 Loi spéciale 78 : un pas de plus vers un État québécois antidémocratique 

 

« Il est plus désirable de cultiver le respect du bien que le respect de la loi. » (Henry David Thoreau, De la désobéissance civile)

quebec indignés etudiants loi 78.jpg

En ligne : "Pétition d'appui à la requête en nullité du Projet de loi spéciale 78"

L’heure est grave. La démocratie québécoise est mise à mal depuis trop longtemps déjà par un gouvernement libéral dépassé par sa propre arrogance. Ce soir, il franchit un point de non-retour. La grève étudiante, au centre du printemps québécois, dure depuis treize semaines, ce qui indispose un gouvernement en perte de vitesse, de crédibilité et de créativité, prêt à tout pour imposer ses vues. Incapable de discuter avec les associations étudiantes, fragilisé par la « démission » de la ministre de l’Éducation Line Beauchamp, il a choisi d’imposer, contre toutes les mises en garde, la ligne dure, celle de l’État policier. Il imposera en effet, dans la nuit du vendredi 18 mai 2012, la loi 78, une « loi spéciale » qui modifiera non seulement le règlement sur le calendrier scolaire des collèges et des universités, mais aussi, et c’est beaucoup plus important, parce qu’explosif, encadrera le droit démocratique de manifester.

 

Le gouvernement libéral choisit unilatéralement de quitter la démocratie parlementaire : envers et contre tous, il se croit autorisé, en suspendant la session de certains établissements et en contrôlant le déplacement des citoyens, d’imposer la paix sociale par une loi spéciale. Dans ce contexte extraordinaire – et nous pesons nos mots – qui nous rappelle les Journées de la matraque de 1964 et 1968, la loi anti-manifestation sous Drapeau en 1969, la crise d’Octobre de 1970, mais aussi la limitation des libertés dans les États totalitaires, il convient de réfléchir à la pratique de la désobéissance civile prônée par Thoreau. Car emprisonné sur un navire à la dérive, on peut se demander si l’on doit suivre le capitaine. Voyons un peu pourquoi.

 

Une loi spéciale pour réaménager le calendrier scolaire : une défaite du gouvernement ?

 

Ce projet de loi 78 suspend la session d’hiver 2012. N’est-ce pas déjà le signe que l’entêtement et l’arrogance du gouvernement l’ont mené à sa perte ? À moins d’une « entente » – on doit se méfier de ce mot désormais – entre la direction d’un établissement d’étude supérieure, les associations étudiantes et le syndicat des professeurs, la session d’hiver sera suspendue dans les cégeps et les universités encore en grève. Dans la majorité de ces établissements, selon le projet de loi, les cours reprendraient à la mi-août et se termineraient au plus tard le 30 septembre prochain. La session d’automne 2012 débuterait aux « calendes grecques », c’est-à-dire quelque part en octobre... Le projet de loi soustrairait ainsi les établissements à l’obligation légale de dispenser une session de 82 jours. On le voit bien désormais : après le recours aux tribunaux qui forçait des institutions et des professeurs à protéger la démocratie étudiante mais aussi leurs étudiants face à la violence de l’État, la valeur du diplôme importe autant que la hausse de frais de scolarité, laquelle n’est jamais remise en question…

 

Une loi spéciale contre les associations étudiantes et les regroupements de citoyens : un coup de force désespéré d’un gouvernement autoritaire ?

 

Le gouvernement libéral répète tous les jours en chambre que rien ne peut justifier la violence, que les étudiants doivent condamner la violence et que le climat social est malsain au Québec. Que les gens ordinaires en ont marre des manifestations. Que tout cela est la faute des étudiants qui ne vont pas à l’école. Mais ce qu’il oublie, c’est que non seulement une loi spéciale est d’une violence inouïe, mais que rien ne peut justifier la violence sinon la violence politique elle-même ! Le gouvernement libéral est prêt à tout pour « casser » le mouvement de grève démocratique des étudiants qui cherchent d’autres moyens de financer les universités. S’il n’a pas réussi avec les injonctions paradoxales ordonnées par un juge ami des libéraux, le projet de loi encadrera le droit de manifester avec une « loi matraque » qui comporte 36 articles. Cette loi prévoit plus précisément que les organisateurs d’une manifestation citoyenne « de plus de dix personnes » (sic) devront communiquer leur parcours et les moyens de transport, pas moins de huit heures avant le début de la manifestation !

Le projet de loi veut ainsi s’assurer que plus jamais les étudiants, mais aussi ceux qui les supportent, puissent se réunir spontanément et marcher librement, pacifiquement, comme ils le faisaient depuis le début du conflit, il y a treize semaines déjà. Au lieu de punir les casseurs, d’enfermer les fraudeurs et les membres de la mafia qui détruisent le climat social, le projet de loi entend punir toute personne qui se trouve sur les lieux d’un attroupement. En effet, les personnes qui participeront à une manifestation, sans l’avoir organisée elles-mêmes, devront s’assurer que l’événement en question correspond en tous points aux renseignements fournis à la police ! Autrement dit, on devra savoir et dire tout ce que comprend la marche avant même d’y participer. Il faudra s’inscrire au poste de police avant de marcher et annoncer à quelle heure et par quelles rues nous rentrerons à la maison !

 

On le déduit mieux maintenant : le gouvernement veut également empêcher que l’on bloque l’accès aux établissements scolaires en grève, mais aussi à la rue des commerçants. Les manifestations seront interdites dans les collèges et les universités, plus précisément dans un périmètre de 50 mètres autour de ces bâtiments. Ceux qui s’étonnaient des matraques sur les campus, ceux qui avaient honte, n’en reviendront pas : on ne peut plus manifester pacifiquement sur la rue en face d’un collège sous peine d’être arrêté par la police ! Ce projet de loi imposera par conséquent plusieurs responsabilités aux manifestants, c’est-à-dire aux pirates sans arme. On ira même jusqu’à ajouter la notion pour le moins troublante de crime « par omission ». L’article 29 indique précisément que quiconque, par un « acte », « omission », « consentement » ou « conseil » amène une autre personne à violer les dispositions de la loi 78, commet lui-même une infraction passible d’une amende. Cette disposition de la loi, qui serait fort utile pour traduire en justice les membres de la mafia qui dominent la politique québécoise depuis 9 ans environ, servira à arrêter des étudiants en sciences humaines... qui, selon le gouvernement, « boycottent » leurs cours !

 

La force du Droit abusif (et financier) contre les pauvres indignés et les étudiants pirates et terroristes

 

Ce projet de loi pour le moins controversé, qui vient limiter les droits fondamentaux assurés dans les chartes, la liberté d’expression et la liberté d’association, prévoit sans surprise des amendes extrêmement importantes pour les contrevenants. La loi sur « les mesures de guerre de mai 2012 » est puissante : elle dit que pour un individu – lire un étudiant pirate, un manifestant terroriste ou un professeur complice d’un indigné – quelqu’un qui désobéit, bref, le projet de loi proposera des sanctions allant de 1000$ à 5000$, et ce, pour chaque infraction commise. À moins d’être très riche, corrompu ou proche des juges libéraux, il sera impossible de manifester librement à Montréal, à Québec, voire partout sur le territoire de la belle province. Car le gouvernement a décidé de prendre les grands moyens – ils sont sans doute disproportionnés – afin que les villes dorment le soir, sans gaz, et que l’école soit le lieu de l’étude et de la réussite.

 

Que dire en effet si, pour les organisateurs trouvés coupables, un employé collaborateur, un porte-parole d’association étudiante, un professeur ou une mère contre la hausse, l’amende en cas d’infraction est de 7 000$ à 35 000$ par jour. Les journaux rapportent que les associations seront taxées d’amendes de 25 000$ à 125 000$ par jour ! Dans tous ces cas, les amendes doubleront en cas de récidive. On doit donc en conclure que, en cas de désobéissance à la loi, la loi ruinera les associations étudiantes ainsi que les personnes qui avaient pris l’habitude d’exprimer leur mécontentement dans les rues du Québec.

 

Ne devons-nous pas désormais envisager la désobéissance civile ?

 

Dans le cas de figure qui est aujourd’hui le nôtre, c’est-à-dire celui où nous ne sommes pas reconnus ni respectés par le gouvernement, ne devons-nous pas désobéir ? Devons-nous encore obéir collectivement, demanderons-nous, quand les lois sont devenues injustes ? Quand la loi spéciale révoque en doute les libertés individuelle et la démocratie ? Dans le Québec du 19 mai prochain, c’est-à-dire un Québec dirigé par un gouvernement irresponsable, épris de la loi spéciale, de bâillons, de décrets et de la police, la désobéissance à une loi injuste ne devient-elle pas une nécessité de la civilité ? Le citoyen, nous enseignait Thoreau lorsque nous étions en classe, ne peut pas simplement se contenter d’obéir, il doit aussi juger lui-même du contexte des lois et de leur signification. J’ajoute : devons-nous obéir aux lois lorsque la corruption est généralisée et que la politique partisane a besoin d’une loi spéciale pour imposer sa hausse des frais de scolarité ? N’y a-t-il pas suspension de la loi lorsque l’État devient injuste et anti-démocratique ? Lorsque son inaction et son mépris favorisent la violence ?

quebec.jpg

 Derrière cette loi anti-démocratique, il tient encore bec et ongle à diviser les francophones et à banaliser le mouvement social qui veut un autre Québec. L’objectif de cette loi extraordinaire, de ce nouveau masque, qui nous oblige à relire Thoreau et Gandhi, est d’effacer les acquis du « printemps québécois ». Que tous ceux et celles qui ont à cœur les droits fondamentaux, la liberté et la démocratie réfléchissent à la signification de cette nuit spéciale du 18 mai 2012.

En ligne : "Pétition d'appui à la requête en nullité du Projet de loi spéciale 78"

 

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24/05/2012

Quand le syndicat commence à prendre ses responsabilités

Vivement un grand parti de gauche!

» Une Interview de Felipe Van Keirsbilck, Secrétaire général de la Centrale Nationale des Employés (CNE-CSC)


La Gauche : Le Premier Mai dernier, Daniel Piron lançait, au nom de la FGTB de Charleroi, un appel qui s’adressait aux militants syndicaux les invitant à s’investir sur le terrain politique. C’était aussi un appel lancé aux organisations de gauche à se rassembler et à lutter ensemble contre la politique néo-libérale du gouvernement Di Rupo, avec la perspective de créer une force politique significative à gauche. Comment te situes-tu par rapport à cet appel ?

Felipe Van Keirsbilck : « D’abord, je voudrais dire que je me sens absolument en accord avec ce que je crois être les deux fondements de cet appel de la FGTB de Charleroi. Pour moi il y a deux fondements de base. D’une part les organisations syndicales doivent s’impliquer dans les enjeux politiques. A la CNE nous sommes particulièrement clairs sur le fait que le syndicalisme dans les entreprises (défendre les jobs, les salaires et tout ça), c’est indispensable, mais sans avoir une perspective sur les questions politiques, c’est du syndicalisme à courte vue qui mène à l’impasse. Un des premiers fondements de l’appel de Daniel Piron est de dire que les syndicats qui ont fait correctement leur travail doivent avoir une expression politique. Nous sommes d’accord avec cela, tout en précisant qu’à la CNE nous n’avons pas d’amis politiques ni de relais politiques privilégiés.

Il y a bien entendu les partis politiques qui sont des adversaires directs, ceux qui défendent les intérêts du capital et du profit. Mais parmi les autres partis, nous n’avons pas d’amitiés particulières et nous n’en cherchons pas. Donc sans avoir de liens partisans, à la CNE nous sommes entièrement d’accord de dire que les syndicats ont besoin d’une expression politique.

Les politiques d’austérité détruisent la société, l’économie, la démocratie…

« Deuxième point important dans l’appel de la FGTB de Charleroi, avant d’en venir aux détails organisationnels, c’est le fait que la situation actuelle justifie une action déterminée contre les politiques d’austérité. Politiques d’austérité qui détruisent à la fois la société, l’économie et la démocratie. Et cela non pas par erreur ou par stupidité de la part de ceux qui nous gouvernent. Les dirigeants économiques et politiques veulent aujourd’hui profiter de l’occasion de la crise pour parachever rapidement ce qu’ils essaient de faire depuis 30 ans, à savoir la destruction des conquêtes sociales et démocratiques obtenues depuis près d’un siècle.

Là évidemment toutes les forces syndicales, associatives et politiques doivent s’unir et se mobiliser pour refuser radicalement ce retour en arrière. Il ne s’agit pas seulement d’adoucir l’austérité ou d’y mettre un peu de sucre sous forme de relance de la croissance, ou que sais-je. En tant que CNE, il s’agit pour nous de dire que ces politiques d’austérité dont les trois volets sont la réduction des dépenses publiques, la baisse des cotisations sociales et la baisse des salaires, nous sommes radicalement contre. Pas uniquement dans la perspective de défendre les intérêts matériels des affiliés de notre centrale, mais aussi parce que d’un point de vue politique, pour défendre notre modèle social  et notre démocratie perfectible, nous sommes contre la politique d’austérité, point.

Voilà donc deux éléments sur lequel nous sommes sur la même longueur d’onde que les responsables FGTB de Charleroi dans leur appel du 1er Mai. Après, si on rentre maintenant dans les choses plus concrètes en Belgique, il est clair qu’il faut une force politique de gauche, un parti politique de gauche qui soit suffisamment radical pour affronter la situation. A ce sujet, je voudrais préciser que comme CNE, comme syndicat, nous n’avons pas une vocation systématique à rechercher la radicalité. C’est la situation qui est radicale. Nous prétendons que nous défendons les intérêts des 99% de la population: ceux qui ne possèdent pas des millions d’euros, qui ne sont pas de grands actionnaires ou de grands dirigeants de l’économie.

Nous ne croyons donc pas être une organisation radicale, mais tout simplement faire partie de ceux qui défendent les intérêts de la très grande majorité de la population: les employés, les cadres, les ouvriers, les chômeurs, les pensionnés, les femmes, les jeunes, les étudiants. Mais la radicalité des politiques d’austérité fait que nous avons besoin d’un parti politique, évidemment de gauche, qui soit prêt à affronter la Troïka, à affronter les dogmes néo-libéraux, à affronter la pensée unique, à affronter la politique de la Commission européenne qui est exclusivement au service du capital et de la destruction des acquis sociaux. Le fait est que la radicalité est devenu un monopole de la droite, notamment parce que la gauche et une grande partie du mouvement syndical en Europe a renoncé à la bataille des mots et des idées. »

 

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(Photo : R. Doisneau - Les premiers congés payés, conquête du mouvement ouvrier.)

On ne peut que regretter que le PS n’affronte pas les politiques d’austérité

« On ne peut que regretter que le PS ne le fasse pas. Si le PS prenait au sérieux sa vocation même de parti réformiste – je ne lui demande pas d’être révolutionnaire – vocation réformiste au service du bien public et des intérêts du monde du travail, il ferait cela. Il chercherait à rompre avec les politiques d’austérité. Il ne le fait pas.

Aux explications et aux excuses qu’il avance pour ne pas le faire, on peut accorder un peu ou beaucoup de crédit. La principale justification que le PS avance est que dans un gouvernement de coalition avec des forces politiques néo-libérales rabiques, le Parti socialiste est pris en otage dans un gouvernement qui veut faire le contraire de ce qu’il devrait normalement faire. C’est un problème que le PS doit gérer, mais ce n’est certainement pas le mien. Et en tous cas, quand on est en situation d’otages, il me semble que la première responsabilité devrait être de tenter de desserrer les liens.

Dans la position où il accepte d’être mis, soit avec résignation soit avec hypocrisie, le PS n’est pas aujourd’hui la force politique qui veut et qui peut aider les travailleurs qui ont besoin d’une rupture avec l’austérité. De là l’idée qu’il faut soit une force politique nouvelle qui puisse faire ce travail,  soit - les deux options sont possibles - qui puisse faire comprendre au PS que les compromissions avec le libéralisme ne sont pas une solution. Dans les deux cas, il faudra une force politique démocratique, radicalement réformiste, c’est-à-dire qui pousse à la rupture avec les politiques néo-libérales.

Jusque-là, je n’ai pas de difficultés. Là où c’est plus compliqué c’est quand on commence à renter dans le « Qui ? ». Il y a une foule aujourd’hui de partis plus ou moins petits qui prétendent tous être l’avenir de la gauche radicale en Belgique. Des anciens et des nouveaux. Pour l’instant ils ne semblent pas avoir la volonté de s’unifier. Et à part les succès récents du PTB aux élections communales et provinciales, succès qu’il faut d’ailleurs saluer, on ne voit pas pour l’instant de masse critique qui commence à rassembler quelque chose à la gauche de cette social-démocratie de renoncement qu’est devenue le PS.»

La Gauche : La FGTB et la CSC ont des histoires et des origines différentes. Dans la mesure où la FGTB, qui au départ ne s’appelait pas FGTB, a été créée par le Parti Ouvrier Belge. C’est donc un parti qui a créé un syndicat. La CSC de son côté, même si elle est liée à la famille chrétienne, revendique plutôt le fait de ne pas avoir d’amis politiques. Alors aujourd’hui, pour des militants de la CSC, l’idée de constituer une force politique paraît-il imaginable ou au contraire est-ce que cela n’entre pas en collision avec les traditions de la CSC ?

FVK. : « D’abord un petit commentaire sur ce que tu viens de dire. En effet il y a dans la CSC une volonté de ne pas avoir de liens ou d’allégeances politiques. Je regrette amèrement que certains de mes collègues perdent cela de vue et affichent des amitiés particulières avec des partis politiques. Mais la ligne que tu as définie est bien celle de la CSC. Cela n’a malheureusement pas toujours été le cas dans l’histoire politique de l’ACV en Flandre qui a entretenu des liens extrêmement étroits avec le CVP,… et ce n’est pas entièrement guéri aujourd’hui. Mais il y a quand même eu de grands progrès et aujourd’hui, certainement du côté francophone, on peut dire que la CSC est libre par rapport au monde politique.

 

Respecter l’indépendance syndicale

Maintenant, c’est vrai qu’il y a une contradiction entre le fait de dire que nous souhaitons l’émergence d’une nouvelle force politique à gauche de cette social-démocratie anémique et le fait que nous ne sommes pas liés à des partis. Je suis conscient de cette contradiction. Cela veut dire que pour l’instant ma position est de dire que je souhaite l’émergence de cette force car elle correspond au besoin pour défendre les intérêts bien compris des travailleurs au sens large. Mais nous n’allons pas le faire nous-mêmes. Ni moi comme secrétaire général de la CNE, ni aucun des responsables de la CNE, nous ne pouvons nous impliquer dans la construction d’une telle force politique. Parce que ce dont nous sommes responsables avant tout est de maintenir l’indépendance de notre organisation syndicale.

Nous pensons que, si demain, un dirigeant de la CNE devait porter une casquette politique en même temps qu’une casquette syndicale, cela ferait du tort aux deux. Et nous pensons qu’il ne manque pas aujourd’hui en Belgique d’hommes et de femmes avec des compétences politiques, avec des idées et du courage qui soient capables de porter un tel projet. Et si cela arrive nous nous réjouirons qu’un besoin de représentation politique des travailleurs soit rencontré.

Si cela arrive demain, nous continuerons à  interpeller Ecolo, le CDH et le PS comme nous le faisons aujourd’hui, à pointer leurs responsabilités politiques quand ils sont aux gouvernements.  Et comme nous le ferions demain face à n’importe quel parti de gauche qui acquerrait un poids politique significatif, et se retrouverait en position de gouverner. Il se peut qu’un parti – le PS renouvelé, le PTB, ou n’importe lequel – qui assumerait une position de gauche radicale nous soit plus sympathique… mais nous n’en deviendrions en aucun cas les « amis ». On n’a pas d’amis et on n’en veut pas. Je continue donc à penser qu’il faut une telle force politique, mais nous ne souhaitons pas que des dirigeants syndicaux sèment la confusion ou affaiblissent l’indépendance syndicale en s’impliquant directement pour forger un tel parti. »

La Gauche : « Tu as mentionné en début d’interview qu’un des éléments importants des élections communales du 14 octobre était la progression électorale spectaculaire du PTB qui double au moins son nombre d’élus. Dans une certaine mesure, le PTB semble aujourd’hui devenu une force quelque peu incontournable. Penses-tu que cette avancée électorale du PTB peut constituer un tremplin pour la création d’une force de gauche, ou au contraire un obstacle ? »

FVK. : « C’est une bonne question car les deux scénarios me semblent possibles. Quand tu avances que le PTB est devenu une force incontournable, je dirais « Ne nous emballons pas ! ». 3% ici, 4% là, de façon très locale, c’est un progrès notable, mais qui reste limité. Là où il progresse fort, le PTB est passé d’un petit pourcent à 3 ou 4 pourcents. A l’échelle de la gauche à prétention radicale en Belgique, vu la faiblesse des autres composantes, cela peut paraître beaucoup. Mais le PTB n’est pas encore une grande force politique.

Et donc je dirais, en ce qui me concerne, que les ingrédients existent pour pouvoir constituer une vraie force politique à gauche. Il se pourrait aussi qu’au sein du PS, d’Ecolo, voire même du CDH – qui sait ? – qu’un certain nombre de contre-performances politiques (pas uniquement de mauvais résultats électoraux, mais les mauvais résultats des politiques néolibérales auxquelles ces partis collaborent de fait) commencent à peser et que certains militants disent: «Voilà à quoi mènent notre situation d’otages et de compromissions perpétuelles avec un projet néo-libéral qui n’est pas seulement une divergence partielle sur tel ou tel détail, mais un projet totalement antagoniste avec la démocratie, le progrès, la protection sociale, les droits syndicaux, etc. » A un moment donné, certains membres de ces partis traditionnels vont peut-être dire « Maintenant, merde ça suffit !»

Les modèles relativement récents qui existent en Europe, je pense notamment au Front de Gauche en France, à Syriza en Grèce, sont aussi des modèles qui ont pu associer l’ancienne ou la traditionnelle gauche radicale avec des références marxistes plus ou moins explicites, qui sont d’ailleurs très utiles dans le débat politique, avec des déçus ou des réveillés des courants de gauche traditionnelle ou écologiste qui constatent que le centre de gravité de la politique gouvernementale va de plus en plus à droite puisque la droite se radicalise de plus en plus et essaye même de racoler dans une frange de l’électorat d’extrême-droite. Et donc au fur et à mesure où la gauche traditionnelle va de reculons en reculades, de renoncements en capitulations, un certain nombre de personnes qui n’ont pas renoncé à leur intelligence et à leur intégrité peuvent à un moment donné avoir un sursaut.

 

Il y a urgence historique

Il y a le PTB qui représente aujourd’hui quelque chose. Saluons-le ! Et saluons aussi la preuve que dans l’électorat il y a une aspiration à une autre politique que les micro-nuances du néolibéralisme. Maintenant, le scénario n’est pas fixé d’avance. Si le PTB peut considérer que les enjeux politiques et historiques qui se posent aujourd’hui à la Belgique et à l’Europe justifient une ouverture, une coalition, si possible portée par l’enthousiasme d’un mouvement social plutôt que par des calculs d’apothicaires d’anciens propriétaires de petits appareils qui négocieraient -  ce qui a été malheureusement le cas dans des situations précédentes de tentatives de coalitions de gauche – alors là la victoire électorale du PTB aux communales pourrait être un coup d’accélérateur dans la constitution d’une force de gauche significative, démocratique, éco-socialiste, porteuse des mobilisations syndicales et qui soit radicale au sens où elle défend les intérêts de la grande majorité de la population, et donc pas radicale dans un sens groupusculaire.

 

Maintenant le scénario inverse est aussi possible. Les succès du PTB peuvent lui monter à la tête et lui laisser croire que leurs campagnes de propagande, d’ailleurs généralement très bien faites, vont les conduire de 3 % à 5 %, puis un beau jour de 5% à 7%. Si c’est ça, cela me paraît dans le chef du PTB, si tel était leur choix, mal prendre en compte les urgences historiques auxquelles nous sommes confrontés. Et donc de ne pas offrir un point d’appui à la mise sur pied d’une coalition de mouvements sociaux et politiques au sens large qui permettrait de constituer une force capable d’atteindre rapidement un seuil politique significatif, 10% par exemple. Et donc ça, je crois, à la fois pour la richesse du pluralisme et de la diversité du débat à l’intérieur de la gauche radicale, et pour les besoins d’une réponse très rapide à la crise européenne, alors l’option d’une coalition dans laquelle le PTB pourrait jouer un rôle aux côtés d’autres acteurs me semble assez réjouissante.

Mais je n’ai rien à dire dans le PTB, pas plus que dans aucun parti politique. Simplement, comme militant et dirigeant d’une organisation syndicale, je dois exprimer notre préoccupation, notre besoin qu’émerge rapidement (nous n’avons pas 15 ans,…) une force de gauche qui ait une ambition de peser sur le cours des choses, de quitter la sphère protestataire, mais en même temps de porter un regard clair sur la situation radicale que nous visons, ce qui implique d’affronter les pouvoirs financiers, d’assumer que les intérêts du capital ne sont pas les mêmes que ceux des travailleurs.»

 

Propos recueillis par Guy Van Sinoy

(Les intertitres sont de la rédaction)

 

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18/05/2012

Belgique, Quentin Dor, photographe Wallon, politique et trans-moderne, Culture et photographie

Connaît-on vraiment son pays ?

Entretien avec Quentin Dor, jeune photographe belge - 16 mai 2012
Propos recueillis par Steve Rotsaert

 

Quentin Dor, diplômé en Sciences Politiques et en Photographie, vit et travaille à Bruxelles. Il a exposé une série de photos ayant pour thème "Voyage en Wallonie". Il nous partage ici son périple et sa recherche de l'image en Belgique et au travers de l'universalité de la photographie.

 


© Quentin Dor
 

Pourquoi avoir choisi cette région ?

La question est aussi : « Connaît-on vraiment son pays ? ». Moi, je comprends grâce à mes photos qu'il y a quelque chose de propre à la Wallonie. Peut-être qu'avant je le présageais, mais sans savoir exactement. Aujourd'hui, je peux dire qu'il y a une chaleur différente de celle des autres régions. Et c'est aussi cela mon pays ! Avec ce travail, je découvre ce territoire que j'ai exploré et qui m'a donné beaucoup de plaisir au fur et à mesure que je l'ai parcouru. La Wallonie, c'est la mobylette ! De ces découvertes est née une forme d'attachement…


© Quentin Dor

Les photos ont l'air d'avoir été faites comme si tu n'étais jamais très loin d'une route ?

J'aime bien ce que tu en dis, en effet cela correspond bien à mon travail. Au sens propre aussi, j'ai fait beaucoup de route en voiture. Les images sont alors comme un prétexte, lorsqu'une fois arrivé quelque part je cherche à rentrer en contact. Pour trouver les images qui m'intéressent, je me laisse guider par mon intuition, par une vision.

Et lorsqu'une rencontre se produit ?

Depuis toujours, je cherche à photographier les gens, comme si chaque jour j'avais besoin de voir un visage. Les Wallons m'ont permis de les prendres en photo facilement, naturellement. Ils étaient quasi flattés, voire « ravis » en règle générale. Ils n'avaient pas de problème avec leur image, mais plutôt un rapport aux choses assez simple : ils sont contents de ce qu'ils ont. Ils s'échappent facilement de leur quotidien pour profiter simplement. « On fait avec », sans être gêné d'être là.

Le site de Quentin Dor : Images Volantes

Les travaux de Quentin Dor sont régulièrement exposés en belgique et à l'étranger, vous pouvez les voir sur http://www.imagesvolantes.net/

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03/05/2012

NACIONALIZACIÓN, CONDENA EUROPEA, APOYO LATINOAMERICANO

 Nacionalizar los recursos por Marcel Claude : “No hay datos para pronósticos desastrosos” en nacionalización de YPF

El economista de la Universidad de Chile analiza los alcances de la medida de Cristina Fernández, que se encuentra en su etapa final en el Congreso. “El tema es que no hay inversiones suficientes y eso dice relación con la privatización. Repsol (controladora de YPF) funciona con criterios de empresa privada. A ellos no les interesa el suministro del petróleo en Argentina”, señaló.

Miércoles 2 de mayo de 2012| por José Morgado La Nacion.cl

Ad portas de que el Congreso argentino apruebe la renacionalización de YPF –este jueves se vota la última etapa en la Cámara de Diputados-, el economista de la Universidad de Chile, Marcel Claude, señaló a Nacion.cl que “no hay datos para pronósticos desastrosos”, desmarcándose de la postura de varios de sus colegas que auguran un negro escenario en la economía trasandina con esta decisión.

Aquí el tema es que no hay inversiones suficientes y eso dice relación con la privatización. YPF, o Repsol en este caso,  funciona con criterios de empresa privada. A ellos no les interesa el suministro del petróleo en Argentina, ni el precio más barato ni aumentar la oferta, a ellos les interesa la rentabilidad”, explicó.

Según el experto, Repsol -firma española que controla YPF- “fue perdiendo relevancia en la producción de hidrocarburos. Mientras el año 97 representaba el 42% de la producción de petróleo y el 25% de gas, el año 2011 la producción de petróleo baja al 34% y la del gas al 23%”.

Sobre la baja inversión, aclaró que Repsol “no era una empresa que estaba quebrada y que las fijaciones de precio la hayan afectado de manera importante, que es el argumento que han dado”.

¿BENEFICIOS PARA ARGENTINA?

Consultado sobre si cree que finalmente la medida será beneficiosa para Argentina, precisó que “dependerá de cómo administren la propiedad y de cómo hagan las inversiones”.

Sin embargo, ve un buen escenario, pues ya “han concitado el apoyo de Venezuela y de Brasil para la producción nacional del petróleo. Además Argentina ya lo hizo antes, no me parece que vaya a ser muy complicado”.

“La economía argentina no está tan mal como ellos dicen, viene creciendo de manera importante. No están los datos como para hacer pronósticos tan desastrosos”, sostuvo.

CONDENA EUROPEA, APOYO LATINOAMERICANO

codelco.jpgA juicio de Claude, la condena de la Unión Europea al país latinoamericano era “lógica”, pues “ellos son los únicos que pierden” con la medida de Fernández. 

“De hecho, era tan importante YPF para Repsol que representaba el 15% de las utilidades. El 60% de las ventas y el 20% de su capital. Por lo tanto, no era un mal negocio”, puntualizó, agregando que debido a la crisis de España era “obvio” que recibiría la solidaridad de los países europeos “que quieren que sus inversiones en los países en desarrollo no se vean afectadas”.

En tanto, añade que la situación cambia en Latinoamérica, donde  “ni Bolivia, ni Ecuador, ni Brasil ni Venezuela han condenado este hecho. El único país latinoamericano que ha condenado esto es Chile, que es el más ortodoxo” en materia económica.

NACIONALIZACIÓN MODERNA

Finalmente, Marcel Claude desestimó las calificaciones de “antigua” o “añeja” a la posibilidad de nacionalizar los recursos, apuntando a que dicha modalidad nació en el siglo XX, mientras que las privatizaciones vienen de mucho tiempo atrás.

“¿Tú crees que estas políticas de liberación de mercado no son volver al pasado? Fueron las políticas del siglo XIX  y la ideología que inspira este modelo neoliberal es del siglo XVIII. Así que qué vienen con ese cuento absurdo y estúpido de que esto es volver al pasado, si las políticas que estamos aplicando hoy día son mucho más antiguas que las políticas de nacionalización”, aseveró.

cobre-chileno.jpg

 http://www.lanacion.cl/marcel-claude-no-hay-datos-p...

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20/04/2012

culture populaire et politique

"Il n'y a pas plus politique que La Rumeur"

LE MONDE |19.04.2012Par Stéphanie Binet et Véronique Mortaigne

La Rumeur publie lundi 23 avril Tout brûle déjà, quatrième album depuis sa création en 1995. Groupe à géométrie variable, La Rumeur s'appuie sur deux personnalités fortes : Ekoué Labitey, fils d'un commissaire aux comptes d'origine togolaise, a grandi dans une ville nouvelle des Yvelines, et Hamé (Mohamed Bourokba), fils d'un ouvrier agricole algérien de Perpignan.

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=pHRoqjYnvms

 

Ainsi, Ekoué et Hamé, nés en 1975, ont en commun d'avoir résisté par le rap et les études. Sciences Po pour Ekoué. Diplômé de l'IEP Paris, il a soutenu une thèse en 2010 sur l'abstention dans les zones urbaines sensibles. Un DEA en audiovisuel et en sociologie des médias pour Hamé. Le troisième rappeur, Philippe Le Bavard, d'origine guadeloupéenne, signe des pamphlets (365 cicatrices, sur l'esclavage, ou Je suis une bande ethnique à moi tout seul, sur la politique sécuritaire) et veille sur leur label indépendant, La Rumeur Records. Le quatrième membre fondateur, Mourad, apparaît sur un titre, mais a délaissé la musique.

"Tout brûle déjà" s'intéresse à vos proches, et aux gamins, les vôtres, et les "petits frères" que vous avez aidés dans de nombreux ateliers d'écriture...

Hamé : Nous sommes allés dans plus de cent quartiers, parfois dans des endroits durs, à Sète, à Roubaix-Tourcoing, Metz. J'en garde le souvenir de visages penchés sur la feuille et heureux d'avoir écrit un texte. Des Gitans, des Congolais, des Bretons, des fils de femmes de ménage...

"Petite Laura" décrit la déchéance par la drogue...

Ekoué : J'appartiens à une génération décimée par la came. Cette jeune fille, prolo, française de souche, par exemple, avec qui on a flirté à l'école, a pris toute la violence du système dans la figure. Les quartiers fourmillent de gens comme elle, qui n'ont aucun moyen d'aller en cure de désintox.

En 2002, "L'Ombre sur la mesure" racontait le parcours de vos parents et mettait à l'index les liens troubles entre la France et leur pays d'origine...

Hamé : J'ai grandi dans le centre-ville de Perpignan, un quartier dur, avec des Gitans, et j'ai l'impression qu'on était en Algérie avant l'indépendance. Mon père et ses employeurs agriculteurs avaient des relations de serfs à maîtres. C'était mon Mississippi, ségrégationniste, avec une communauté pied-noir très forte, très revancharde. J'en suis parti, vite. Monté à Paris, j'ai écouté du rap américain, Public Enemy, NWA, un âge d'or très politique, qui citait les Black Panthers, qui eux-mêmes me ramenaient à Frantz Fanon, à l'Algérie colonisée. "Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, l'histoire glorifiera les chasseurs", dit un proverbe africain. L'histoire telle qu'enseignée en France a été une enfumade. Des exemples ? Nos parents ne rasaient pas les murs, ils se mettaient en grève, les esclaves se sont révoltés avant que Victor Schoelcher (homme d'Etat qui poussa à l'abolition de l'esclavage en 1848) ne fasse preuve de bonté d'âme !

Ekoué : On ne peut pas être conditionné par le mépris de soi. On doit connaître l'histoire, la commenter. Quel candidat président s'attaque à l'infamie de la Françafrique ? Qui dénonce les cinquante ans de dictature du clan Eyadéma à Lomé ? Quatorze ans de socialisme n'ont rien changé.

Que signifie "Tout brûle déjà" ?

Hamé : On n'a pas eu besoin de nous pour que ça brûle, parce que depuis dix ans, une bande d'Attilas s'est acharnée à détruire le tissu social de la France, un pays qui tient encore parce que bâti sur l'histoire des luttes ouvrières et pour l'égalité des droits, où les émigrés, ceux des usines Renault de Boulogne-Billancourt par exemple, ont tenu une large place. Dans la campagne pour la présidentielle, tout est passé à la même moulinette, l'affaire Merah, le halal, l'islam et l'insécurité, thème mis en avant par la gauche dès 1997.

Ekoué : La parole raciste a été décomplexée, jusqu'à autoriser des propos insultants de la part d'un homme qui est à la tête d'un ministère régalien (en référence à "Toutes les civilisations ne se valent pas", de Claude Guéant, ministre de l'intérieur>. Quel niveau de riposte peut-on avoir ? Interpeller les élus locaux, certainement.
La question des banlieues doit être prioritaire, elle va déborder en centre-ville. Comme a essayé de le faire Richard Descoings, directeur de Sciences Po (décédé le 3 avril), il faut rompre le caractère monolithique, mono-ethnique, des élites. J'ai étudié parce que je ne supportais plus les quolibets sur l'accent de mon père, arrivé de Dakar par le port du Havre. Parce qu'en sixième, un professeur m'a demandé de dessiner mon arbre généalogique. Mes parents sont d'ethnie mina, ma grand-mère touareg, il n'y a aucune trace administrative, et je n'y arrivais pas. Mais je me suis fait humilier, traiter de fainéant et d'incapable ! Ensuite, le rap m'a permis de regarder mes interlocuteurs les yeux dans les yeux.

Hamé : Je me suis accroché à l'école, qui était une punition, une douleur, un corps-à-corps avec l'enseignement officiel - mais j'avais compris que le redoublement et la filière pro, c'est la mort sociale. Moi, j'avais trop peur d'être broyé. Le savoir est une arme.

"Du coeur à l'outrage" en 2007 revenait sur les émeutes de 2005
Où en est-on ?

Hamé : Il y a un avant et un après-2005. Il n'y avait pas eu d'émeutes semblables, avec couvre-feu, depuis la guerre d'Algérie. Ces événements ont été intenses, on y a vu les guenilles des quartiers, on avait passé un cap dans la dégradation des conditions de vie, et les quartiers étaient seuls. C'était un conflit social, avec des prolos, des sous-prolos. Un pan de la jeunesse a fait sauter le couvercle. Il en est resté une force sourde qui peut empoigner la société.

 

"Tout brûle déjà", 1 CD La Rumeur Records/L'Autre Distribution.

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17/04/2012

Une commune ecolo, échec d'un programme et dérive de droite.

Ecolo une étiquette verte sur un projet de droite

Quel bilan à Ottignies Louvain-La-Neuve avant les élections

 
Quel bilan pour la majorité Ecolo-Ps-cdH ?

Souvent conflictuels, les rapports avec les autorités communales, que ce soit avec les étudiants, les jeunes, les habitants de la Baraque, les acteurs culturels alternatifs, les comités d'habitants (Urbakevoi, Comité du Buston,...)... débouchent sur un cul de sac.

Il y a un réel problème de dialogue et de capacité à avoir ce dialogue.

venant de http://louvaincitoyen.blogspot.com/2012/03/agl-extension-...


Les élections communales de 2012 arrivent à grands pas, il est temps de parler des promesses faites aux habitants d'Ottignies Louvain-La-Neuve, et d'en faire l'état des lieux.

À la veille des élections, il est temps de tirer un bilan en matière de logement, et de logements sociaux particulièrement;
en matière de la place des habitants dans la ville (par rapport aux commerces);
en matière de diversité culturelle (jugée trop élitiste par beaucoup);
en matière de démocratie locale, bien à la traîne malgré les promesses de la majorité,

Qu'en est il de la participation des citoyens aux décisions sur l'aménagement du territoire? Sur l'affectation du budget, notamment en matière culturelle et sociale? ...

divergent, surtout en matière de logement, depuis que la majorité a adopté le sacro-saint crédo de la "densification" (surtout autour des gares d'Ottignies et de LLN), les conflits se sont cristalisés autour de cette thématique, nottament dans le quartier au dessus de la gare à Ottignies (Petit Ry,...). Face à la forte résistance des habitants, la majorité a finalement lâché et abandonné le projet (en partie).

Quant à la crise du logement elle est de plus en plus criante. Si la proportion de logements sociaux n'a pas augmenté dans l'entité, que dire de Louvain-La-Neuve où c'est le logement de luxe qui se voit dérouler le tapis rouge (résidences privées pour étudiants, logements "high class" dans la rue Charlemagne, expulsion d'une partie du quartier de la Baraque,...), relégation de la maison des jeunes pour implanter un somptueux Musée Tintin (qui est un échec),...

Pour la défense de la majorité Ecolo-Ps-cdH, il est important de noter qu'en cette fin de législature, les travaux de construction de la nouvelle Maison des Jeunes (Chez Zelle) ont commencé et que celle-ci va enfin pouvoir exister à nouveau! Après des années d'enfermement dans le bocal de laz gd-place, si l'on voulait décourager les jeunes de faire des choses, il ne faudrait pas s'y prendre autrement!!!

Les rapports avec les autorités communales sont invariablement conflictuels, que ce soit avec les étudiants, les jeunes, les habitants de la Baraque, les acteurs culturels alternatifs,... il y a un réel souci de dialogue et de capacité à avoir un dialogue.


Alors serait-ce la législature de trop pour J-L Roland?

Voir http://louvaincitoyen.blogspot.com/2012/03/agl-extension-...

 
Projet d'extension de l'Esplanade
par Assemblée générale des étudiants de Louvain - AGL
 

Si tout d’abord la nouvelle ne semblait être qu’une rumeur, les sorties de presse sur le projet d’une future extension de l’Esplanade sont aujourd’hui de plus en plus fréquentes. Il semblerait en effet que le projet soit pour certains à un stade bien plus avancé que la simple lubie. Bien que l’UCL et les membres du conseil communal n’aient jamais eu vent du projet, le promoteur immobilier Peter Wilhelm (dirigeant de Wilhelm & Co et potentiel concepteur-financeur du projet) semble avoir déjà les idées bien claires.
Ce projet d'extension de l'Esplanade, de la forme d’un diamant géant, est un projet d'envergure : « L'extension offrira trois niveaux de surfaces commerciales comptabilisant 25.000 m2.(...) L'investissement s'élèverait à 100 millions d'euros 1». Le complexe est destiné à accueillir des enseignes de luxe, comme le souligne le futur investisseur qui y voit une occasion d' « upgrader » le niveau du centre commercial actuel afin d’attirer une nouvelle clientèle plus privilégiée (interne et externe à la ville) : « une zone de 600 000 personnes de Gembloux, à Overijse, de la frontière Flamande, à Lasne-Ohain n’est pas entièrement captée ». Comme il le confie à la presse, le concepteur souhaite faire de ce nouveau centre commercial une des emblèmes de la ville. Ce sera « la première chose que l'on verrait en arrivant à LLN (...) une nouvelle icône de la ville 2 ».

(...) SUITE

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14/04/2012

Refaire société, ateliers citoyens, logement social Wallonie

L'héritage contre le mérite

venant de http://logementsocialwallonie.blogspot.com/

Par Christian Baudelot - sociologue

 

"L'égalité des chances c'est de la peinture pour enrober la réalité ;

un système profondément inégalitaire".

 

Vous mettez en lumière dans votre livre l'adéquation qui existe entre l'échec scolaire et les origines sociales...

L'origine sociale et le capital culturel peut être ou gratifiante ou pénalisante. Dans tous les pays, les enfants d'intellectuels sont meilleurs élèves que ceux de paysans ou d'ouvriers.

En France (ndlr : et en Belgique) , les écarts varient dans des proportions considérables alors qu'ailleurs, certains arrivent à la rendre très faible, voire à la neutraliser. Nous sommes l'un des pays les plus inégalitaire et injuste socialement. Ici, pour apprendre il faut disposer d'une formation familiale adaptée.   

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Comment cela s'explique-t-il?

Le système scolaire est construit pour dégager une élite, par tous les moyens. La sélection s'opère à tous les étages: nous avons un système qui marche à l'élimination, avec des redoublements, des orientations vers le professionnel court, des filières plus ou moins prestigieuses.

Alors même que l'on ne cesse de parler de la méritocratie...

Ca, c'est comme l'égalité des chances: de la peinture pour enrober la réalité. Cette sélection n'est pas assumée. Or, tous les systèmes ne fonctionnent pas ainsi. Dans certains pays, il n'y a pas de redoublement, dès que des enfants éprouvent des difficultés, on les soutient...

Au Japon, les élèves aident leurs camarades en difficulté, et le prof cherche à ce que tout le monde progresse en même temps. Ce qui pose d'autres difficultés: ceux qui essaient d'en faire plus que les autres et d'avoir des résultats meilleurs, la fameuse "tête de classe" se fait taper sur les doigts! On valorise l'effort, le travail, pas les qualités innées.

Pour lutter contre l'échec scolaire, il faut des remèdes de cheval. Décider que c'est une cause nationale, comme le don d'organes... Tout le monde doit s'y mettre. Mais, l'individuel prime sur le collectif. Dans les années 70, la question de l'école était au coeur des débats publics. Aujourd'hui, l'éducation touche surtout la sphère privée. Les gens se moquent du système scolaire dans son ensemble, ils veulent juste que leur propre enfants soient dans les bons starkings blocks.

Qu'il y ait beaucoup d'enfants largués indiffèrent les gens, pourvu que leur fils ou leur fille ne soit pas dans le lot...

On peut en vouloir au ministre de ne pas avoir fait ceci ou cela, mais cette indifférence de la collectivité est beaucoup plus grave. L'enjeu est pourtant énorme: il en va de la cohésion nationale. A partir du moment où on laisse 20% des jeunes sur le bord de la route, avec le ressentiment que cela induit, cela créé une fraction de la population qui sera désespérée, que l'on ne pourra pas intégrer et qui souffrira beaucoup.

 

voir aussi les Ateliers du présent, Ateliers politiques pour citoyens et intellectuels engagés :

La République des Idées, plus que jamais convaincue qu’il est urgent de refonder les conditions de notre être-ensemble, lance les Ateliers du présent. Boîte à idées destinée à mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, ils ont vocation à associer intellectuels, artistes, acteurs du monde social et politiques, au service d’une réflexion attentive aux enjeux de notre temps. Ce forum, ‹ Refaire société › en est la première édition. http://www.refairesociete.fr/

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07/04/2012

Égalité des places ou égalité des chances ? Dubet, Bellat, nourrir les nouvelles luttes sociales...

« Égalité des places ou égalité des chances ? »


In:  DUBET François, (2011), Egalité des places, égalité des chances, in Etudes 1/2011, Tome 414, p. 31-41., catalogue du Cairn en ligne in, www.cairn.info/revue-etudes-2011-1-page-31.htm

De quoi parle-t-on quand on emploie le concept d'« égalité »? Veut-il dire la même chose dans la bouche de Sarkozy et dans celle de François Hollande? Est ce que égalité signifie ce que cela signifiait en 1789? Et que voulait dire égalité pour la gauche des années 30, pour les défenseurs de la démocratisation scolaire? Est ce la même égalité que pour les progressistes d'aujourd'hui? Les notions d'égalité et d'inégalité renvoient à des valeurs et à des conceptions de la justice sociale qui sont loin d’être consensuelles et semblent varier au gré de l'opinion ou des tendances.

 

Comprendre et construire des réponses à cette question fondamentale est une démarche dont la société ne devrait jamais faire l'économie!

Bien que la distinction entre égalités des places et des chances n'épuise pas la question des différentes conceptions de la justice sociale, elle pose les jalons d'une différenciation fondamentale entre deux conceptions de l'égalité largement usurpée aujourd'hui, notamment dans les politiques dites de « mixité sociale ».

Au delà de cette distinction, l'auteur nous donne surtout à saisir que c'est de la conception de ce qu'est l'inégalité et sa cause, qu'est tributaire le développement mêmes des inégalités et des directions politiques prises, directions qui s'avèrent très différentes voire opposées.


L’égalité des chances, un leurre venu de la droite

Alors que l'égalité des places vise à réduire les inégalités de revenus, de conditions de vie entre les différentes positions occupées par les individus, l'égalité des chances conserve la structure inégalitaire de la société mais offre des possibilités de mobilité sociale, le fameux « ascenseur social ».
Dans cette conception de la justice sociale, la notion de « méritocratie » est fondamentale car c'est aux plus méritants des défavorisés que seront offertes les possibilités de mobilité sociale, l'auteur dit : « il s'agit de l'égalité des chances offerte à tous d’occuper toutes les places en fonction d’un principe
méritocratique ». Pour l'auteur, cette conception : « vise moins à réduire l’inégalité des positions
sociales qu’à lutter contre les discriminations qui font obstacle à la réalisation du mérite permettant à chacun d’accéder à des positions inégales au terme d’une compétition équitable dans laquelle des individus égaux s’affrontent pour occuper des places sociales hiérarchisées ». Cette conception de la justice tend à s’imposer et elle est inquiétante car elle justifie les inégalités, qui en un sens deviennent justes puisque toutes les places sont ouvertes à tous.

 

L’égalité des places

Cette deuxième conception de la justice sociale est centrée sur les places qui organisent la structure sociale. Cette structure étant très hiérarchisée, l’égalité des places cherche à rapprocher les positions sociales occupées par les individus dans cette structure (inégalités de revenus, de conditions de vie, d’accès aux services, ...).

 

Ceci afin de rendre les positions/les places moins inégales entre elles. Ainsi par exemple, il s'agirait dans le cas des inégalités salariales entre hommes et femmes, de ramener les salaires à un niveau équivalent, plutôt que d'essayer que les femmes accèdent aux professions plus
rémunératrices habituellement occupées par les hommes (on pourrait appliquer le même exemple entre les cadres et les ouvriers). La mobilité sociale n'est donc pas l'enjeu ici, elle est une conséquence indirecte de la relative égalité sociale.

 

F. DUBET souligne que : « C’est d’abord dans les conditions de travail et dans les salaires que se constituent et que se réduisent les inégalités sociales ». Portée par le mouvement ouvrier et la gauche, depuis le XIX siècle, la lutte pour l’égalité des places a réduit les inégalités entre les positions sociales grâce à l’assurance sociale, à la redistribution des richesses par les prélèvements sociaux, à l’impôt progressif sur le revenu et grâce au développement des services publics et de l'État-providence.


Minorités ou classes sociales? Deux idéaux qui s'opposent

Là où l’égalité des places dessine le monde en « classes sociales », l'égalité des chances induit une représentation en termes de « groupes définis par les discriminations qu’ils subissent ». Ces groupes discriminés sont par exemple les immigrés, les femmes, les handicapés, les homosexuels,...

Pour Dubet, : « la représentation de la société change totalement quand les minorités se substituent aux classes sociales ». Ne penser qu'en termes d’égalité des chances conduit à « racialiser » la vie sociale puisque la « race » est un des facteurs dominants de la discrimination. Le contrat social collectif qui engageait et couvrait « indifféremment » les individus est remplacé par des contrats plus individuels où chaque individu a le devoir de faire valoir son mérite afin d’optimiser ses chances . Pour choisir quelle discrimination est plus intolérable qu'une autre, les minorités se livrent à une compétition dont le résultat, qui n'a rien de « juste », sera traduit en termes de priorité par l'élu politique qui aura réussi le mieux à séduire les électeurs-clients.

 

Critique du modèle d'égalité des chances

F. Dubet critique ce modèle d'égalité des chances pour deux raisons. D’abord, dit-il,  il ne semble pas que l’égalité des chances réduise les inégalités sociales ; les pays qui l'appliquent (Etats-Unis, Grande-Bretagne,...) sont plus inégalitaires que les pays sociaux-démocrates et corporatistes. Enfin, l’égalité des chances ne semble pas plus favorable à l’autonomie et moins conservatrice que l’égalité des places. Elle édifie les rigueurs du mérite qui dit que chacun est pleinement responsable de ce qui lui arrive.

Les gouvernements qui privilégient l’égalité des chances sont souvent les plus conservateurs, les plus portés à « blâmer les victimes » accusées de n'avoir pas su saisir leurs chances, d'être  fainéants ou de ne pas vouloir travailler : « cette politique de l’égalité des chances méritocratique ne serait pas  condamnable comme telle si elle n’était pas associée à une mise en accusation de tous ceux qui n’ont pas eu le talent, le courage ou la chance de saisir leurs chances » dit l'auteur.


Il s'opère une véritable mise en scène du mérite des vainqueurs et du parasitage des vaincus dans laquelle les vaincus méritent leur échec, les vainqueurs méritent leur succès. Finalement pour Dubet, il ne s’agit pas véritablement d’une égalité des chances : « l’association de la promotion des méritants et  de la stigmatisation des vaincus » le montre. À ce sujet Ch. Bosvieux ajoute lui, que ce sont « Les gens les plus favorisés sont ceux qui continuent le plus leurs études. Ce qu’il faut rechercher, c’est plus l’égalité des possibles que l’égalité des chances. L’égalité des chances fait tout reposer sur la personne et sur sa réussite » et qualifie les programmes d’égalité des chances de redistribution régressive.

 

Priorité à l'égalité des places ou des chances?

« Dans le premier cas, l’acteur est généralement défini par son travail, par sa fonction, par son utilité  et par son exploitation… Dans le second cas, il est défini par son identité, par sa nature et par les  discriminations qu’il subit en tant que femme, en tant que minorité stigmatisée,… ». Même s'il est possible et souhaitable pour l'auteur de travailler en même temps sur l'égalité des places et sur l'égalité des chances, il est obligatoire de faire un choix de priorité entre les deux modèles de justice sociale. 
Choix justifié par le fait que : « en termes de politiques sociales et de programmes politiques, on ne fait  pas exactement la même chose selon que l’on choisit d’abord les places ou d’abord les chances », ces modèles sont portés par : « des mouvements sociaux différents, privilégiant des groupes et des intérêts eux aussi différents». Par exemple, améliorer la qualité de l’enseignement dans les quartiers défavorisés, n'a pas le même effet que d’aider les plus méritants des élèves défavorisés à accéder aux meilleures écoles.

Alors, que choisir?
Sans remettre en cause la légitimité de la justice des chances et du mérite, Dubet plaide pour la priorité de l’égalité des places. Sans approfondir ce qui serait une « juste égalité des chances », je rejoins M. Dollé (DOLLÉ M., (2011), Égalité, vous avez dit égalité ? Altern. économiques | L'Économie politique) qui invite la gauche qui met l'égalité des places en avant, à ne pas abandonner pour autant l'égalité des chances à la droite.

Dollé rappelle la force de l'aspiration à l’égalité des chances et invite la gauche à : « se réapproprier l’expression, lui redonner du sens, en montrer les implications et souligner à quel point l’usage du terme qui en est fait en face est hypocrite ». C'est cette « force de l'aspiration »
dont parle Dollé qui est à l'œuvre par exemple au Chili dans l'incroyable mobilisation des étudiants pour la gratuité de leur système scolaire (le plus inégalitaire du monde) et qui parvient à mobiliser une société tout entière contre cette inégalité. Ce qui montre que l'on ne peut laisser de côté le thème de la lutte pour l'égalité des chances.

 

Deux arguments en faveur de la priorité de l'égalité des places

Le premier argument insiste sur la plus grande liberté donnée aux individus et sur la plus grande
solidarité créé entre eux par l'égalité des places. Resserrer la structure sociale, est « bon » pour les individus et pour leur autonomie car cela : « accroît la confiance et la cohésion sociale dans la mesure où les acteurs ne s’engagent pas dans une compétition continue », au moins l'individu est menacé par des inégalités sociales, au plus il libre d’agir. Par ailleurs, cela renforce la solidarité car le système de dettes et de droits accentue ce que nous avons en commun plutôt que ce qui nous distingue.


Le second argument tient au fait que l'égalité des places serait le meilleur moyen de réaliser l'égalité des chances. Si l’égalité des chances se définit comme la possibilité de se mouvoir entre les places, il semble évident que cette mobilité devient d'autant plus facile et plus grande si la distance entre les places est plus petite. L'auteur d'ailleurs rappelle que : « on doit bien constater que partout les inégalités se sont creusées, et plus encore là où on joue davantage sur les chances que sur les places ».

Les inégalités, leur nature et les moyens d'y remédier : le cas de l'école

Dans son ouvrage : L’école des chances ; Qu’est-ce qu’une école juste ?4, Dubet explique la complexité de l’échec de l’égalité des chances par le fait qu’à l'inégalité d'accès qu'a résolu la démocratisation de l'enseignement, s'est substituée une inégalité de réussite, appelée aussi inégalité de résultats. Dans les faits dit il : « l'école n'est pas parvenue à neutraliser les effets des inégalités culturelles et sociales (...), les réformes ont créés « l'égalité méritocratique des chances»5.

Ce qui signifie que l'école permet bien à chaque élève d'accéder aux études supérieures, mais seulement à condition qu'il le mérite, à condition qu’il soit un excellent élève, qu’il « réussisse ». Pour P. Merle, il s’agit, finalement, d’une  «démocratisation ségrégative »6, autrement dit, il s'agit d'un système de lutte contre les inégalités qui fait apparaître d'autres inégalités, tel que La carte scolaire en France, qui reproduit les inégalités entre les quartiers et même, les accroît.

En Belgique, le même débat a eu lieu des années plus tard et l'on a pu constater que les mêmes leurresd'égalités étaient utilisés dans le débat public, la ministre Simonet, dernière en charge du fameux « décret mixité » déclarait ; « Mon rôle est de veiller à ce que tous les enfants aient une égalité d’accès aux écoles de leurs meilleurs choix et de veiller à ce que toutes les familles soient traitées de la même façon »7.
Cela démontre la confusion qui règne sur les inégalités, leur nature et les moyens d'y remédier. Il est édifiant que cette confusion semble régner dans le débat public depuis les années 50 et les premières politiques de discriminations positives. et c'est là que l'étude de Dubet prend toute sa pertinence dans sa tentative de redéfinir et de distinguer les inégalités.


L'état providence ou l'état pénitence pour tous ceux qu'il exclut ?

Dubet en appelle aussi à ne pas à ignorer les sérieuses critiques faites à l'état providence par tous ceux qu'il exclut, ceux qui ne peuvent en bénéficier. Cela implique de réformer en profondeur les services publics : « l’égalité des places exige de revoir le système de transferts sociaux afin de savoir, vraiment, qui paie et qui gagne ».

Dubet appelle aussi à cesser le clientélisme de la gauche où ses clients « optimisent pour eux-mêmes les intérêts du système et les identifient à l’intérêt général  ». L'ampleur d'un tel changement politique, surtout en Belgique où le système de partenaires sociaux est si fortement 
institué et sacré, paraît énorme.
C'est donc à mon sens au sein des syndicats et non des associations qu'il faut commencer à œuvrer en faisant rentrer au sein de ceux-ci les diverses « minorités opprimées » autres que les « purs » travailleurs. Les femmes, les personnes handicapées, les immigrés,...

Quand l'UDEP (le mouvement social de défense des personnes sans papiers de Belgique), a occupé par la force le siège central de la FGTB situé Boulevard de l'Empereur à
Bruxelles, en réclamant le droit à l'affiliation et à la défense de la FGTB pour les travailleurs sans 
papiers, le secrétaire général était furieux et menaçait d'appeler la police. Cependant face aux arguments  déployés par les militants sans papiers dans la presse, il a du faire marche arrière et au bout de 48h d'occupation, le syndicat changeait de position.

Leur argument soulevait une contradiction éclairante sur ce que F. Dubet décrit plus haut comme : « les clientèles politiques traditionnelles de la gauche qui optimisent pour elles-mêmes les intérêts de ce système et les identifient à l’intérêt général  », l'UDEP voulait savoir si : « La fédération des Travailleurs de Belgique (FGTB) était prête à défendre tous les travailleurs de Belgique? »9, en ce compris les travailleurs sans papiers étant donné qu'ils sont bel et bien « des travailleurs de Belgique », mais auxquels pourtant, la FGTB refuse l'affiliation.

Paradoxalement donc, c'est en travaillant sur ce qui distingue les individus (principe de l'égalité des chances), que l'on pourra les rassembler autour des inégalités qu'ils subissent, casser la surenchère clientéliste et poser les bases d'un contrat social collectif et solidaire. Sans cela, ces groupes d'individus rentreront en compétition et continueront de plus en plus à défendre leur intérêts au détriment d'autres groupes et au profit de ceux qui dominent ce système.

 

Notes -

DUBET F., (2004), L’école des chances ; Qu’est-ce qu’une école juste ?, Paris, éditions La république des
idées et Seuil.
DUBET F., (2010), Les Places et les Chances, Repenser la justice sociale. Paris, coédition Seuil-La
République des idées.
DUBET F., (2011), Egalité des places, égalité des chances, in Etudes 1/2011, Tome 414, p. 31-41., Cairn en
ligne (page consultée le 30 juin 2011), in, www.cairn.info/revue-etudes-2011-1-page-31.htm
DURU-BELLAT M., (2006), L’inflation scolaire, Paris, éditions La république des idées et Seuil.
DURU-BELLAT M., (2008),  La (re)production des rapports sociaux de sexe :quelle place pour 
l'institution scolaire ?, Travail, genre et sociétés 1/2008 (Nº 19), p. 131-149, Cairn en ligne (page
consultée le 2 août 2011), in www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2008-1-pag....
DOLLÉ M., (2011), Égalité, vous avez dit égalité ? Altern. Économiques - L'Économie politique
2011/2 - n° 50, p. 71-83.
SIMONET M. D., Marie-Dominique Simonet répond à Camille, La Libre Belgique, édition du 01/03/2010. BOSVIEUX CH., (2006), Mixité sociale dans l’enseignement supérieur : doit-on faire de la discrimination positive ? Serveur non-officiel des Élèves de l'École Normale Supérieure de Paris en ligne. (8) Voir  UDEP, (2007), Travailleurs et égalité syndicale, un gage ou un leurre?, portail de l'Union de défense des personnes sans papiers, en ligne, in http://sanspapiers.skynetblogs.be/archive/2007/11/19/asse...

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Bobos bio ?babas cool? Alternatifs néo-ruraux collectivistes? En tous cas ça se passe maintenant et c'est beau...

Dans la France d’en babs

Julien Picard, apiculteur à Saint-Vincent-de-Durfort.
Julien Picard, apiculteur à Saint-Vincent-de-Durfort. (Photo Sébastien Erome.Signatures pour Libération)

Installés en Ardèche dans le sillage des babas cool des années 70, ils se disent néoruraux ou décroissants. Ils ont le rêve modeste : vivre autrement, loin du brouhaha politique.

Par CHARLOTTE ROTMAN envoyée spéciale en Ardèche

Ils ont la trentaine, des enfants en bas âge, cherchaient «la ruralité». Ils se sont installés en Ardèche, sur des terres rugueuses et sauvages. Ils vivent de peu. Ne possèdent pas de télé, et rarement des téléphones portables. Ils ont la sérénité de ceux qui sont sûrs de leurs convictions. Julien, Alcine, Tomas, Maïa, Olivier, Ameline, Nicolas sont les héritiers des babas cool venus ici dans les années 70 faire «un retour à la terre». En pull de laine et barbe de plusieurs jours, ils incarnent une critique radicale de la société de consommation. Sans slogan ni banderole : à la différence de leurs aînés, ils ne prônent pas le communautarisme et n’essayent pas de convaincre la Terre entière qu’ils ont fait le bon choix.

Les Ollières-sur-Eyrieux

«Faire émerger des alternatives»

«Les hippies ont montré qu’on pouvait faire une petite agriculture paysanne. Et que c’était possible de s’installer et d’en vivre. Nous, la génération d’après, on hésite moins à le faire», explique Julien Picard, un apiculteur de 36 ans installé en 2005. «Pas besoin de la crise mondiale pour faire émerger des alternatives», renchérit Nicolas Becker, un Lorrain de 33 ans, éleveur et maraîcher bio, en Ardèche depuis sept ans.

Tous deux font partie d’un petit réseau qui alimente un magasin collectif de vente directe, aux Ollières-sur-Eyrieux, «dans la Grande-Rue, entre le bureau de tabac et la boulangerie». On y trouve du miel, des fromages, des saucissons, des œufs, de la crème de châtaigne, des tisanes, des pommes de terre, des poteries… Chacun y tient une permanence, à tour de rôle. Au mur, un manifeste sur l’agriculture paysanne, une affiche sur les «10 bonnes raisons de consommer bio», mais aussi une carte du nucléaire en France, «danger permanent», des annonces de concerts. Près de la caisse, le numéro 63 du Paysan ardéchois, le journal d’information de la Confédération paysanne, qui titre «Semons ensemble les graines d’une nouvelle société».

Saint-Vincent-de-Durfort

«On n’a pas envie d’avoir de dépenses»

Ce jour-là, Julien Picard n’est pas au magasin. En combinaison d’apiculteur, il inspecte une partie de ses 250 ruches, près de Saint-Vincent-de-Durfort. Gestes lents de cosmonaute aux mains nues. Il a grandi dans le Périgord, avec des parents arboriculteurs et viticulteurs. Bac +5, ingénieur agronome, il a eu besoin de «retrouver un côté terrien». En plus du miel qu’il fabrique et qu’il vend (5 tonnes par an), il essaye d’être «au maximum en autoproduction pour l’alimentation». Il a un potager, fait des conserves de tomates, élève poules, oies, canards, cochons. Des loutres nagent dans la rivière en bas de chez lui, les renards de la forêt viennent lui chiper des volailles. Il voulait «vivre sainement», avec sa compagne, enceinte, et leur enfant. «On se contente de ce qu’on a, on a peu de dépenses, et pas envie d’en avoir. Ici, on n’a pas de soucis de publicité. Je plains ceux qui se sentent obligés d’acheter un iPod.» Ce mode de vie relève «du choix militant».

«L’Ardèche évoquait des territoires de petite agriculture paysanne, et de luttes anciennes», dit Julien qui y a senti «une dynamique» avec des jeunes installés en réseau et «un esprit collectif ouvert à l’échange». Ici, on délibère pour savoir si les journalistes peuvent venir en reportage, on vote pour choisir la programmation du cinéma itinérant.

Avant, Julien voulait travailler dans l’humanitaire, et «aider les paysans du Sud». Mais il est «désabusé». Epuisement des ressources naturelles, consommation, énergies : il se heurte «à la réalité. La mondialisation est un système qui nous dépasse. C’est l’argent qui dirige le monde». Pour lui, le discours politique n’est qu’un «jeu entre les politiques et les médias». Et puis, «même si les discours sont sincères, quand on est au pouvoir, on n’est pas libre». Il ne veut pas dire pour qui il va voter. On le laisse à ses ruches, sous un soleil printanier.

Dunière-sur-Eyrieux

«Les changements viendront des gens»

Olivier Dujardin, lui, est un fils de hippies. Sa mère, originaire de Bordeaux, et son père, de Lille, sont venus s’installer en Ardèche avant sa naissance, en 1978. Il porte un tee-shirt «fête des voisins», même s’il n’en a quasiment pas. Il habite dans une maison isolée, de l’autre côté de la montagne, sur la commune de Dunière-sur-Eyrieux, avec sa compagne, Ameline, et leurs trois enfants. Une adolescente grimpe dans un arbre. Sa sœur se balance sur un pneu suspendu. On est en milieu de semaine, mais elles ne sont pas en classe. Ameline leur fait l’école à la maison. A l’Apiferme, Olivier fait lui aussi du miel, mais aussi du nougat, du pain d’épices. Il a vécu à Valence et Aubenas, a été cinq ans pâtissier et bossé en intérim. Mais il n’est «pas fait pour la ville». Ni pour «vivre dans une cave». Il voulait «travailler moins» et «profiter de la vie». Il fait de la danse, du chant, de la méditation, de la gymnastique traditionnelle chinoise. Installé sur un escalier de pierre, il tire sur une cigarette roulée, offre du gâteau.

Olivier privilégie le troc avec les autres producteurs, le groupement d’achats, les commandes en commun d’agrumes ou de matières premières, les échanges de coups de main. Il ne formule aucun mot d’ordre. Il parle de «choix personnel» : «Militant est un mot trop fort. Je ne revendique rien. Je ne vais pas prétendre défendre des grandes idées.» Est-il «décroissant» ? «Oui, si cela veut dire de ne pas aller dans le sens de la consommation à outrance. De vivre simplement. Ne pas trop s’attacher à ce qui est matériel.» Il est aussi engagé dans une «démarche spirituelle», fait un travail sur «la communication non violente». N’a pas la télé («c’est un spectacle qui ne m’intéresse pas»), n’écoute pas la radio, ne lit pas les journaux et ne se sert pas d’Internet pour s’informer. «Les nouvelles importantes, on les a toujours, non ?»

Olivier a adoré la chaîne humaine contre le nucléaire, participe à des mobilisations contre le gaz de schiste. A la dernière présidentielle, il avait voté. «Peut-être blanc», essaye-t-il de se souvenir. Mais cette année, il ne se rendra pas aux urnes. «C’est de plus en plus une mascarade. Je préfère être cohérent dans mes choix plutôt que de donner à d’autres cette responsabilité. En 2007, j’ai fait mon devoir de citoyen, maintenant je me dis qu’il est ailleurs.» Ameline, sa compagne, 36 ans, «boycotte» les élections. «J’ai l’impression qu’on nous mène en bateau. C’est peut-être utopique, mais je voudrais que ce soit davantage la population qui décide, plutôt que des hommes politiques qui gagnent beaucoup d’argent et ne tiennent pas leurs promesses.» Les changements ? «Cela viendra des gens.» En politique, pense-t-elle, «ceux qui pourraient faire changer les choses ne font pas le poids».

Photos Sébastien Erome. Signatures pour Libération

Saint-Sauveur-de-Montagut

«Nos gamines savent ce qu’est un McDo»

Lui a grandi «dans le béton», à Orléans. Tomas Deluzet, 31 ans, navigue aujourd’hui sur des bouts de terre en pente, dans un hameau après Saint-Sauveur-de-Montagut, à 10 kilomètres de l’Apiferme d’Olivier et Ameline. Il est en train de ramasser les œufs qu’il va vendre dès le lendemain - 10 boîtes de six chaque jour. Il cultive aussi des salades, radis, patates… «C’est un challenge de s’installer ici. Mais avec 12 hectares de terre, tu peux jouer toute ta vie.» Ses parents, militants trotskistes, étaient enseignants ; son grand-père, un réfugié espagnol. Tomas n’avait «pas envie d’aller à l’usine» et voulait fuir «le métro, les bouchons…». Sa compagne est enseignante. Ils ont trois filles, dont la dernière, 6 mois, tête goulûment son biberon.

Tomas se sent le moins «militant» du groupe, et assume un sens «commercial». Il plaide : «On n’est pas des illuminés. On bouffe bio, mais nos gamines savent ce que c’est qu’un McDo, on vaccine nos filles…» Tous les jours, les travaux des champs finis, il regarde un JT et un documentaire (récupérés sur Internet). Il se tient informé, cite Mélenchon, qu’il apprécie, même s’il ne se reconnaît pas «dans un parti» et n’a «pas de gourou». Il dit avoir peur, aussi, de «la division de la gauche». Dans cette campagne d’Ardèche, les nouveaux venus doivent faire leurs preuves, insiste l’ex-citadin. «On te fait sentir que tu n’es pas d’ici, dit-il. Il en reste plein des babas cool, pas mal sont au RSA. Pour certains ici, les "chevelus" sont des "voleurs de jardins". Il faut qu’on donne une bonne image des "étrangers".»

Le Chier

«On gagne peu, mais on est heureux»

Alcine Voron, 31 ans, habite Le Chier, un hameau perché sur les hauteurs, à une dizaine de kilomètres de là. La route est sinueuse. Devant chez elle, face à la vallée, du linge d’enfant sèche au vent. Elle a repris une vieille ferme en 2010. Avec son compagnon, Lou, elle fait du fromage de brebis. Elle montre les installations, va caresser les bêtes en plein air, s’attarde dans le crépuscule.

Dans le hameau, vivent deux familles d’«autochtones», quatre familles de jeunes à l’année, dont Maïa, la potière, qui vend ses productions au magasin des Ollières. Il y a aussi deux couples de retraités et trois maisons de vacances. La petite école du coin, à Saint-Etienne-de-Serres, compte 24 élèves. «Ici, on est loin de tout, on a besoin du collectif. La vague des néoruraux dynamise les villages. On est fier d’entretenir ces paysages», sourit Alcine, blonde aux yeux bleu clair. Elle a grandi au sud de la Loire. Ses parents étaient des citadins qui ont tenté un «retour à la terre» : «18 ans en 68. En 70, ils étaient paysans.» Elle a vécu un an au Chili, en communauté avec les Indiens mapuches. En Ardèche, «on parvient à vivre de ses convictions sans les crier sur les toits. On bosse beaucoup, on gagne peu [1 500 euros mensuels pour le couple, ndlr], mais on est heureux.» Enceinte de huit mois et demi, elle souhaite accoucher à domicile, comme pour ses deux enfants précédents, âgés de 6 et 3 ans. Elle invoque le bébé à venir pour expliquer qu’elle a «l’impression d’être larguée dans cette campagne présidentielle». Vu du hameau, elles sont loin, les polémiques et les petites phrases des candidats. Tout comme leurs propositions. Elle ira voter, ne sait pas pour qui. Lou, lui, ne se déplacera pas.

 

source : Liberation http://www.liberation.fr/politiques/01012400727-dans-la-f...

 

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20/02/2012

concert PEXMAYEN mapuche-rock om het geweten wakker te schudden! Bruxelles

afiche_pewmayen_pdf_480_thumb.jpgconcert
PEWMAYEN
...mapuche-rock om het geweten wakker te schudden!

vrijdag 16/03/2012
opening deuren 20u/ concert 21u

Zaal Nouvelle Generation
St.Denisstraat 276
1190 Vorst

op 10' van het Zuidstation
Bus 49 en 50 halte Charroi
Trams 32,82,97 halte Union

bar en kleine restauratie aan democratische prijzen

inkom 5€

georganiseerd door : FEWLA

met de steun van: Nieuwe Generatie Vorst

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15/02/2012

Solidarité à la Grèce qui Résiste - Soutenir le peuple grec

L'Eurogroupe du 15 février va approuver ce paquet, afin de 'sauver la Grèce de la faillite'. Mais la Grèce est déjà en faillite... Donc, arrêtons de sauver les banques sur le dos du peuple grec et des autres peuples européens!

Tous devant le Conseil!

NON au prêt de la Troika! Solidarité avec le peuple grec!

Initiative de Solidarité à la Grèce qui Résiste

 

http://solidarity-greece.blogspot.com/

15 Φεβρουαρίου 2012 στις 5 μ.μ.

 

Κάλεσμα της Πρωτοβουλίας Αλληλεγγύης στην Ελλάδα που αντιστέκεται σε μια παράσταση διαμαρτυρίας 

 

ενάντια στο Eurogroup, μπροστά στο Συμβούλιο, rond-point Schuman 

 

με την υποστήριξη της CADTM

Την Κυριακή 12 Φεβρουαρίου 2012, περισσότερο από ένα εκατομμύριο Έλληνες  βγήκαν στους δρόμους της Αθήνας και άλλων ελληνικών πόλεων για να διαδηλώσουν την αντίθεσή τους στο καινούριο δάνειο "σωτηρίας" της ΕΕ-ΔΝΤ-ΕΚΤ. Παρ'όλ'αυτά, το σχέδιο εγκρίθηκε, αργά το βράδυ της Κυριακής, με την διαδικασία του κατεπείγοντος, επειδή "η Ευρώπη και οι αγορές το ζητούν", με τις ψήφους των κομμάτων που στηρίζουν την κυβέρνηση Παπαδήμου, του πρώην αντιπροέδρου της ΕΚΤ.

Τα νέα μέτρα θα αυξήσουν το κοινωνικό μακελειό που εξελίσσεται στην Ελλάδα από το 2010, με μια μείωση των μισθών και συντάξεων κατά 30%, περικοπές στην εκπαίδευση, υγεία και κοινωνικές ασφαλίσεις, και θα εντείνουν την αύξηση της ανεργίας και της φτωχοποίησης του ελληνικού λαού. Το πακέτο προβλέπει μείωση του κατώτατου μισθού στα 520 , την κατάργηση της ανανέωσης των συλλογικών συμβάσεων σε περίπτωση μη συμφωνίας (που σημαίνει στην πράξη την κατάργηση των κοινωνικών συμβάσεων) και συμπιέζει για μια ακόμα φορά τις συντάξεις.

Αυτές είναι οι προϋποθέσεις που θέτουν οι ευρωπαϊκές κυβερνήσεις για να δώσουν τα 130 δις στην ελληνική κυβέρνηση, ποσό που στην πραγματικότητα προορίζεται για να σώσει τις τράπεζες.  

 

Το Eurogroup της 15 Φεβρουαρίου θα εγκρίνει αυτό το πακέτο, για να "σώσει την Ελλάδα από τη χρεωκοπία". Μόνο που η Ελλάδα έχει ήδη χρεωκοπήσει. Να σταματήσουμε λοιπόν να σώζουμε τις τράπεζες στις πλάτες του ελληνικού και των ευρωπαϊκών λαών. 

Όλοι στο Συμβούλιο

 ΟΧΙ στο δάνειο της Τρόικας! Αλληλεγγύη με τον ελληνικό λαό!

 

Πρωτοβουλία Αλληλεγγύης στην Ελλάδα που αντιστέκεται

http://solidarity-greece.blogspot.com/

15 février 2012 à 17h00

Appel de l’Initiative de Solidarité à la Grèce qui Résiste à un rassemblement protestataire contre la réunion Eurogroup, devant le Conseil, au rond-point Schuman 

 

avec le soutien de CADTM Belgique,

Le dimanche 12 février 2012, plus d'un million de Grecs ont saisi les rues d'Athènes et d'autres villes grecques pour manifester contre le nouveau prêt de 'sauvetage' de l'UE - FMI - BCE. Pourtant, ce plan a été approuvé, dimanche très tard dans la soirée, avec une procédure d'urgence, car 'les marchés et l'Europe le demandent' avec les votes des partis qui siègent au gouvernement présidé par M. Papademos, ex Vice Président de la BCE.

 Les nouvelles mesures de ce paquet vont augmenter encore le carnage social qui se déroule en Grèce depuis 2010, avec une réduction de salaires et pensions de 30%, des coups budgétaires dans l'éducation, la santé, la protection sociale, et elles vont accentuer l'augmentation du chômage et l'appauvrissement d'une partie croissante du peuple grec. Le paquet prévoit ainsi la réduction du salaire minimum à 520 €, la fin du renouvellement automatique des conventions collectives en cas de désaccords (ce qui équivaut, dans la pratique, à l'abolition des conventions collectives) et met encore une fois la pression sur les pensions.

Ce sont les conditions pour que les gouvernements européens versent 130 milliards € au gouvernement grec, somme en fait destinée au soutien des banques.

L'Eurogroupe du 15 février va approuver ce paquet, afin de 'sauver la Grèce de la faillite'. Mais la Grèce est déjà en faillite... Donc, arrêtons de sauver les banques sur le dos du peuple grec et des autres peuples européens!

 

 Tous devant le Conseil!

NON au prêt de la Troika! Solidarité avec le peuple grec!

http://solidarity-greece.blogspot.com/

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04/11/2011

Indignados Indignés Occupy Wall Street New York General Assembly

"Il a un problème le petit monsieur ?"New York General Assembly web site

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Indignés : d'où vient ce masque? anti-autoritarisme

LE MASQUE DES INDIGNéS

Comparable au passe montagne du sous commandant Marcos au Chiapas, ce masque reflète l'anti-charisme et l'anti-autoritarisme des indignés. Par ailleurs, comme dit Marcos "Tous le monde maintenant peut mettre une cagoule et devenir Marcos..."

C'était il y a 406 ans, jour pour jour. Un révolutionnaire anglais préparait un attentat, déjoué, contre le Parlement à Londres. Le personnage a inspiré divers mouvements de contestation contre l'emprise de la finance mondiale, après un passage par la bande dessinée.

Il s’appelait Guy Fawkes. Catholique dans l’Angleterre anglicane du XVIIe siècle, il est l’un des protagonistes de la «conspiration des poudres», un plan d’attentat au Parlement de Westminster contre le roi Jacques Ier qui persécutait les catholiques... (Ci-dessus, un montage d'un Indigné australien, le 15 octobre, face à un portrait de Guy Fawkes. Photos Reuters / DR)

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l'égalité des chances ne crée pas l'égalité des possibles ! DURU-BELLAT M., DUFLO E, DUBET F.

QUELS SERONT LES EFFETS DE

LA MIXITÉ SOCIALE  À L’ÉCOLE?

Le décret "inscriptions", une bonne intention, un enfer encore long...

Proposition pour une évaluation du programme politique d’augmentation de la mixité sociale dans les écoles secondaires  de la Communauté Française de Belgique, par la régulation des inscriptions en 1ère secondaire, appelé Décret Simonet ou Décret inscription-mixité.  

par Gerardo Cornejo (UCL)

INTRODUCTION: 

La scène politique belge francophone, est traversée ces dernières années par un débat houleux autour des décrets « mixité-inscriptions ». Ces décrets visent à instaurer la mixité sociale en régulant les inscriptions en première secondaire. La polémique va s’enflammer face aux décrets « Arena » et  « Dupont », pour s’apaiser en 2010 avec le « décret Simonet », porté par la Ministre de l’enseignement obligatoire, Marie Dominique Simonet (cdH). 

Dans cette étude nous proposons,  une méthode de mesure de la valeur des outils mis en place pour atteindre certains objectifs de ce programme. Dans un premier temps, nous ferons l’indispensable travail pour cette politique, de la situer dans son contexte historique et politique particulier. Ceci va nous permettre de relever les objectifs explicites et implicites de ce programme et de pouvoir ensuite déployer une méthode pour l’évaluer. Enfin, sera présentée la mise en œuvre concrète de ce plan d’évaluation (qui ne sera pas effectuée dans le cadre de ce travail), ses avantages et ses limites. 

 

(...) 

CONSULTEZ L'AUTEUR

 

 

BIBLIOGRAPHIE 

ABENDROTH W., (1973), Histoire du mouvement ouvrier en Europe, Paris, éditions Maspero. 

APED, Appel  pour une école démocratique (Avril 1996-octobre 1997), Inégaux devant l’école, Enquête en Hainaut sur les déterminants sociaux de l’échec et de la sélection scolaire. APED-Belgique. 

BOSVIEUX CH., (2006), Mixité sociale dans l’enseignement supérieur : doit-on faire de la discrimination positive ? (page consultée le 10 avril 2010), in École normale supérieure, serveur élèves, Serveur non-officiel des Élèves de l'École Normale Supérieure de Paris, en ligne http://www.eleves.ens.fr/ 

Commission Européenne, Office statistique des Communautés européennes, Statistiques Population et conditions sociales. (page consultée en mai 2010), in Eurostat en ligne, Site d’Eurostat, http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/eurostat/home/  

Communauté Française, (2006), Ce qui va changer cette année, le « contrat pour l'école », dossier de presse rentrée scolaire 2006-2007.  

Conseil de l'Enseignement des Communes et des Provinces ASBL (Mars 2010), Au tableau : Le décret « Inscriptions » par BRAEKEN R.-M., Mode d’emploi du décret, (page consultée le 10 avril 2010), in CECP en ligne, Site du Conseil de l'Enseignement des Communes et des Provinces, http://www.cecp.be/DecretInscriptions/DecretInscriptionsFevrier2010BUL3.pdf 

DELPLANQUE J-N., L’enseignant : acteur de l’exclusion sociale ou scénariste d’un monde plus juste ? (page consultée le 10 avril 2010), in APED en ligne, Site de l’Appel pour une école démocratique : http://www.skolo.org/spip.php?article1205&lang=fr    

DROESBEKE, HECQUET, WATTELAR, (2001), La population étudiante. Description, Evolution, Perspectives.  Ed. ULB et Ellipses – Bruxelles. 

DGSIE, Direction générale Statistique et Information économique du SPF Economie du royaume de Belgique. (page consultée en mai 2010), in DGSIE en ligne, Site du SPF Economie, http://statbel.fgov.be/fr/statistiques/chiffres/index.jsp 

DGSIE, Enquête sur les forces de travail 1999-2009, Taux d'emploi, d'activité et de chômage des 15-64 ans - EFT tableau 1.003, Diplôme obtenu, sexe, âge et région de résidence, année 2009. (page consultée en mai 2010), in DGSIE en ligne, Site du SPF Economie, http://statbel.fgov.be/fr/statistiques/chiffres/travailvie/emploi/index.jsp  

DUBET F., (2004), L’école des chances ; Qu’est-ce qu’une école juste ?, Paris, éditions La république des idées et Seuil. 

DUFLO E., (2010), La politique de l’autonomie ; Lutter contre la pauvreté, Paris, éditions La république des idées et Seuil. 

DURU-BELLAT M., (2006), L’inflation scolaire, Paris, éditions La république des idées et Seuil. 

Economiques.eu, Exposé des motifs du décret mixité, (page consultée en février 2010), [PDF, en ligne], in Economiques.eu, site de Economiques.eu, http://www.economiques.eu/actualite/decret-mixite.htm  

FRANSSEN, A., Politique, acteurs et décisions, OPES 2175, Notes des cours 6 et suivants- Décembre 2008 - mars 2009, Service matériau pédagogique F.O.P.E.S, UCL, 2010  

Hirtt N. (2009), « Pourquoi sommes-nous les champions de l’inégalité scolaire ? », POLITIQUE  revue de débat, hors-série n°11. 

Infor Jeunes, Le MOC et Infor Jeunes opposés au projet du décret inscriptions, 12/11/09, en ligne, Infor Jeunes, (page consultée le 30 mars 2010), Site de Infor Jeunes,  http://www.inforjeunes.be/Inscription_Presse.pdf  

La Dernière Heure, Le front commun syndical défend le décret Dupont, édition du 13/11/2008, (page consultée le 10 avril 2010), in DH en ligne, Site du quotidien La Dernière Heure : www.dhnet.be  

La Libre Belgique, SIMONET M. D., Marie-Dominique Simonet répond à Camille, édition du 01/03/2010. Le Soir, BERKENBAUM P., Décret mixité : rien ne va plus, les jeux sont faits. Le CDH veut une évaluation du décret par le parlement dès l'issue du processus d'inscription, édition du 08/11/2008 (page consultée en avril 2010),  in actu

LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://www.lesoir.be/decret-mixite-rien-ne-va-plus-les-jeux-sont-faits_t-20081108-00JYPQ.a.html?&v5=1 

Le Soir, BERKENBAUM P., Un nouveau décret qui vient compliquer l'autre : Le ministre Dupont tente de limiter l'impact des inscriptions multiples annoncées par le décret mixité, édition du 12/11/2008 (page consultée en avril 2010),  in actu LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://archives.lesoir.be/ 

Le Soir, BERKENBAUM P., La fin du décret mixité a sonné, édition du 23/03/2009 (page consultée en avril 2010),  in actu LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://archives.lesoir.be/ 

Le Soir, BERKENBAUM P., 61 % de parents disent non au décret mixité, édition du 11/03/2009 (page consultée en avril 2010),  in actu LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://archives.lesoir.be/ 

Le Soir, BOUILLON P., Aval (mesuré) au décret inscriptions. Ecole Texte amendé sur deux points, édition du 22/01/2010 (page consultée en avril 2010),  in actu LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://archives.lesoir.be/ 

Le Soir, BOUILLON P., Les syndicats sont favorables au système du formulaire, édition du 22/01/2010 (page consultée en avril 2010),  in actu LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://archives.lesoir.be/ 

Le Soir, COPPI D., BOUILLON P., Milquet flingue le décret sur l’inscription scolaire, édition du 10/12/2008 (page consultée en avril 2010),  in actu LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://archives.lesoir.be/ 

Le Soir, COPPI D., BOURTON W., Débat, édition du 16/12/2009 (page consultée en avril 2010),  in actu LeSoir.be,  Site du quotidien Le Soir en ligne : http://archives.lesoir.be/ 

L'EXPRESS, Entretien entre Alain Madelin et François Dubet, édition du 26/03/2007 (page consultée le 10 avril 2010),  in L'EXPRESS.fr,  Site du quotidien L'Express en ligne : http://www.lexpress.fr/ 

L'Essentiel, Calculer la pauvreté, en ligne, L'Essentiel, (page consultée le 30 mars 2010), Site de l'Essentiel, http://cours.funoc.be/essentiel/article/article.php?id_art=2244 

Mangez C., Maroy C, Cattonar B., Delvaux B., Mangez E., Équipe “Belgique Éducation” Université catholique de 

Louvain (2009), La construction des politiques de pilotage et d’évaluation en Communauté française de Belgique : Une approche cognitive (téléchargé en avril 2010), [PDF, en ligne], in KNOWandPOL, Site de know&pol research project:http://www.knowandpol.eu/fileadmin/KaP/content/Scientific_reports/Orientation2/WP10_O2PA1_Rapport_court.pdf 

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Mouvement Ouvrier Chrétien (2002), La démocratisation de l'accès à l’enseignement supérieur, Bilan du groupe de travail  constitué à l’occasion du 25ème anniversaire de la FOPES, MOC et Faculté Ouverte de Politique Économique et Sociale-FOPES-UCL. 

MRAX, Décret inscription-mixité : il est enfin interdit de discriminer à l'entrée des écoles! Communiqué du MRAX 18 juillet 2008 (page consultée en avril 2010), in MRAX, Site du Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie : http://promo-ecole.be/Documentation/N1/actualites-externes/mrax-18-07-2008.html 

NIZET, J., Sociologie des organisations, OPES 2139, Doc.90, Service matériau pédagogique F.O.P.E.S, UCL, 2010 

OCDE, The Programme for International Student Assessment (PISA), (page consultée le 30 mars 2010), [PDF, en ligne], in OCDE, Site de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques: 

http://www.oecd.org/document/24/0,3343,en_32252351_32235731_38378840_1_1_1_1,00.html 

Parienté, W., Conception et évaluation économique de projets et politiques, OPES 2155, Notes des cours et syllabus, matériau pédagogique F.O.P.E.S, UCL, 2010  

Parti Socialiste, Réponses sur le décret mixité, (page consultée le 10 avril 2010), in page du Parti Socialiste, Site de Facebook, en ligne http://www.facebook.com/group.php?gid=14867214977  

RTBF, J.T. du 5.02.09 – Décret mixité, Christian Dupont en colère, (page consultée le 10 avril 2010), in enseignons.be, Site de enseignons.be ASBL : http://www.enseignons.be/actualites/2009/02/08/decret-mixite-christian-dupont-en-colere/#otnote_1_1133 

 S.O.S. Éducation, Carte scolaire: Nicolas Sarkozy veut "lever le tabou" sur l'éducation, 29 Septembre 2006, en ligne, S.O.S. Éducation, (page consultée le 30 mars 2010), [PDF, en ligne], in S.O.S. Éducation, Site de S.O.S. Éducation : http://www.soseducation.com/rw_rubrique_355_carte-scolaire-nicolas-sarkozy-veut-lever-le-tabou-sur-l-education%20.php 

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